Écrasement aux Îles-de-la-Madeleine: une série d’erreurs en cause, selon le BST

ENQUÊTE.  Une vitesse trop rapide, une altitude trop élevée et une surcharge de travail lors des manœuvres d’atterrissage. Le Bureau de la sécurité des transports (BST) en vient à la conclusion qu’une série d’erreurs et une approche non stabilisée ont mené à l’écrasement de l’avion qui transportait sept personnes, dont le chroniqueur politique et ex-député de Shefford, Jean Lapierre, le 29 mars 2016.

@R:Dans son rapport livré cet avant-midi, le BST soutient que le vol se déroulait normalement malgré la météo capricieuse (neige, vent) dans le secteur des Îles-de-la-Madeleine. Par ailleurs, en point de presse, le BST a laissé savoir que les conditions climatiques n’ont pas été un facteur déterminant dans cet accident. La fin de vol fatidique s’est amorcée à environ 2 km de la piste d’atterrissage alors que l’appareil, un Mitsubishi MU-2-B-60,  a dévié au sud de la trajectoire d’approche.

«Tandis qu’il (pilote) était en vol de croisière, le pilote a modifié son plan d’approche pour retarder l’amorce de la descente. De ce fait, l’appareil s’est retrouvé au-dessus du profil de descente prévu et le pilote a eu moins de temps à sa disposition pour compléter ses listes de vérification tout en surveillant la vitesse, l’altitude et le taux de descente, ce qui a ainsi augmenté sa charge de travail», peut-on lire dans le rapport du BST.

«Dans ces conditions, le pilote n’a sans doute pas réalisé que d’abandonner l’approche lui permettrait d’alléger sa charge élevée de travail, et il a poursuivi avec une approche non stabilisée. Durant les derniers moments de vol, le pilote a perdu la maîtrise de l’aéronef lorsqu’il a rapidement augmenté la puissance moteur à faible vitesse et à basse altitude, ce qui a déséquilibré l’appareil et provoqué un abrupt roulement à droite et la chute rapide de l’avion. Le pilote a réussi à remettre les ailes à l’horizontale, mais l’appareil volait trop bas pour permettre un rétablissement avant de percuter le relief», ajoute l’organisme fédéral.

Jean Lapierre, sa conjointe Nicole Beaulieu, ses frères Louis et Marc Lapierre, sa sœur Martine Lapierre, et les deux pilotes ont péri dans cet écrasement d’appareil. Les membres de la famille Lapierre se rendaient aux Îles-de-la-Madeleine afin d’assister aux obsèques du père de l’ancien parlementaire.