Élections 2026: un appel à l’action pour le Québec inc.

POLITIQUE. Après les huit sections locales de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) dévoile à son tour sa “liste d’épicerie” électorale. Il s’agit d’un premier signal envoyé aux principaux partis à quelques semaines du début du marathon électoral. Selon la présidente-directrice générale du regroupement, Véronique Proulx, la prochaine campagne s’annonce déterminante pour le Québec inc.

Réunie à Granby pour sa Grande rencontre annuelle des dirigeants, la FFCQ a profité de son passage dans les Cantons-de-l’Est pour inviter les poids lourds des partis politiques à s’engager pour l’économie des régions. Dans un climat économique incertain depuis les derniers mois, le secteur manufacturier québécois mérite mieux, allègue la PDG de l’organisme, Véronique Proulx.

«Le réseau des chambres de commerce appelle tous les partis (les chefs, les candidats), en vue des élections du 5 octobre prochain, à s’engager à améliorer l’environnement d’affaires. Autrement dit, on veut que les entreprises investissent au Québec et qu’elles restent au Québec», a déclaré Mme Proulx.

Afin de redonner un souffle au milieu des affaires, la FCCQ présente sept priorités (voir tableau plus bas dans cette page) aux partis politiques qui vont se faire la lutte d’ici le jour du scrutin.

«Il devient de plus en plus difficile d’investir et de faire affaire dans nos régions, à l’échelle du Québec. Nos entreprises croulent sous le poids des tarifs, des taxes, des impôts, des règlements et des délais bureaucratiques qui freinent notre productivité et notre capacité d’investir et d’innover», a mentionné la PDG de la FCCQ. 

De Laval à Rivière-du-Loup en passant par la Beauce, les représentants et les représentantes du réseau des chambres de commerce plaident tous pour un gouvernement qui mise sur la croissance au nom des entreprises. «Nous demandons que le Québec se dote d’une véritable politique industrielle avec des objectifs ambitieux et mesurables», a exhorté Marie-Christine Lavoie, de la Chambre de commerce et d’Industrie Nouvelle-Beauce.

Pour Véronique Proulx, le Québec ne peut plus se permettre de faire du surplace sur le plan économique, surtout dans un environnement géopolitique difficile à prévoir. «Il faut être capable de transformer notre économie et ça passe par l’accélération de projets miniers et énergétiques. Le dynamisme des régions, ça doit être une priorité.»

Selon la PDG de la FCCQ, l’état québécois disposerait de tous les leviers pour bonifier son économie durement touchée. «Dans les enjeux, on parle beaucoup du coût de la vie, de l’accès au logement, mais il faut aussi parler de création de richesses si on veut offrir plus de services à la population. Il faut parler d’économie. On s’attend à ce que les partis ramènent l’économie au centre des discussions et des décisions. Ça nous prend des annonces.»

Les sept priorités de la FCCQ

Compétitivité

-Alléger la fiscalité des entreprises, en baissant le taux d’imposition des sociétés de 11,5% à 10% et en réduisant les taxes sur la masse salariale des PME.

-Réduire le fardeau réglementaire, notamment en intégrant l’exigence du ” deux pour un ” à la mission officielle de tous les ministères et organismes.

-Relancer le secteur manufacturier, en dotant le Québec d’une politique industrielle, avec des cibles quantifiables.

-Augmenter la proportion de moyennes et grandes entreprises, en développant des incitatifs fiscaux pour les fusions-acquisitions manufacturières qui seraient bonifiés quand l’acquéreur est québécois.

Main-d’œuvre

-Faciliter l’accès aux travailleurs, en haussant les seuils d’immigration permanente et temporaire, en fonction de mesures objectives des besoins économiques et de la capacité d’accueil.

-Dynamisme régional

-Réaliser notre plein potentiel minier et énergétique, en favorisant le développement et la transformation de toutes nos ressources naturelles et en accélérant l’approbation des projets.

-Accès aux marchés

-Acheter québécois et favoriser la participation des PME aux marchés publics, en mettant fin au critère du plus bas soumissionnaire et en obligeant les ministères, organismes et municipalités à utiliser des critères intelligents qui favorisent les produits et services d’ici.