Entraide Diabétique du Québec se défend

Quelque temps avant les fêtes, le maire de Granby, Pascal Bonin, donnait son appui à quatre organismes communautaires de la région concernant les conteneurs de récupération à vêtements à Granby. Affirmant être accusé à tort, l’organisme Entraide Diabétique du Québec se défend et demande une rencontre avec le maire Bonin pour faire le point sur la situation.

Partage Notre-Dame, SOS Dépannage Moisson Granby, Entraide St-Eugène et Fondation Roger Talbot avancent qu’Entraide Diabétique du Québec envoie outre-mer les vêtements récupérés dans ses cinq bacs dispersés dans la ville de Granby et qu’elle ne redistribue qu’une infime partie des profits générés par la vente des vêtements à son association régionale : les diabétiques de la Haute-Yamaska.

Le quatuor estime également qu’il n’y a pas de réelles retombées de cesdites collectes auprès des Granbyens dans le besoin.

Mais la directrice générale d’Entraide Diabétique du Québec, Chantal Desrosiers, conteste les accusations qui pèsent contre l’organisme qu’elle gère depuis plus d’une décennie.

«D’abord, ce n’est pas vrai qu’on trie et qu’on envoie notre linge outremer. Nous on récupère les vêtements et on a des acheteurs au Québec. Quand on parle outre-mer, ce n’est pas nous qui faisons ça. En fait, les surplus de vêtements qu’on ne réussit pas à vendre à nos acheteurs au Québec, on les revend à des entreprises comme Filtex et Recupex. Ce sont elles qui envoient outre-mer les vêtements», affirme-t-elle.

Aussi, l’organisme à but non lucratif soutient financièrement les activités de Diabète Québec, le regroupement provincial. «Comme nos services sont pour l’ensemble du Québec, une partie des profits va à Diabète Québec. Nos associations régionales reçoivent également un montant des profits générés par la récupération des vêtements», explique Mme Desrosiers.

En tout et pour tout, 75% des profits vont à Diabète Québec et 25% à l’association régionale, affirme-t-elle.

Une baisse générale

Entraide Diabétique du Québec se faisait discrète jusqu’à ce que le maire de Granby donne son appui aux organismes communautaires de la région.

«Nous aussi on connait une baisse de 30% en récupération de vêtements. On attribue plutôt ça aux habitudes des consommateurs. Les gens donnent d’abord leurs vêtements à leur entourage avant de le donner aux organismes. Tout le monde fait ça», assure Chantal Desrosiers.

Selon elle, le maire de Granby ne devrait pas imposer à la population de choisir une cause plus qu’une autre. «C’est une question personnelle», rappelle-t-elle. Ce que je trouve poche c’est qu’il défend ses organismes, mais pas nous. Pourtant, on fait également de la réinsertion sociale et on aide financièrement l’organisme local de diabète à Granby».

Quelques jours avant Noël, Chantal Desrosiers a demandé à rencontrer Pascal Bonin. La responsable des Diabétiques de la Haute-Yamaska, Andrée Lamarche, serait également présente pour défendre les mêmes points qu’avance madame Desrosiers.

Mmes Lamarche et Desrosiers n’ont toujours pas de nouvelles de l’administration Bonin. La longue période de congé du temps des fêtes et du jour de l’an peut expliquer l’absence de réponse.  

Droit acquis

En juin 2013, la ville de Granby a imposé un règlement limitant à trois le nombre de conteneurs par organisme. En ne respectant pas le règlement, Entraide Diabétique du Québec s’est vu remettre un constat d’infraction. Que l’organisme à but non lucratif conteste.

«Si on conteste l’amende que nous avons reçue, et de mémoire elle se chiffre à 600$, c’est parce que c’est un droit acquis», explique la directrice générale.

Entraide Diabétique du Québec a le même nombre de bacs à Granby depuis déjà neuf ans et ils sont sensiblement aux mêmes endroits, assure-t-elle en précisant que les bacs utilisés pour récupérer les vêtements sont achetés chez Durabec, une entreprise de Granby.