Envahissantes sous surveillance
ENVIRONNEMENT. Présentes dans les boisés et les milieux forestiers, les plantes exotiques envahissantes (PEE) perturbent la croissance et l’équilibre d’autres espèces végétales. À Granby, leur prolifération dans les parcs-nature fait l’objet d’une attention particulière de la Ville et de Symbiose Nature, qui collaborent afin d’en limiter la propagation.
Parmi les espèces présentes sur le territoire, on retrouve notamment le nerprun bourdaine et le nerprun cathartique, la renouée du Japon, le roseau commun, le lamier jaune, la petite pervenche, l’épine-vinette de Thunberg ainsi que l’égopode podagraire. Ces plantes, particulièrement abondantes, ont surtout été observées dans les parcs-nature de la Ville de Granby, soit les Boisés-Miner, les parcs Terry-Fox et Edmond-Leduc, le milieu naturel du mont Sacré-Cœur ainsi que le Sentier de la rivière.
Même si les plantes exotiques envahissantes peuvent sembler inoffensives à première vue, elles représentent une menace réelle pour l’intégrité de plusieurs milieux à forte valeur écologique.
“Ces plantes sont dites exotiques, car elles ne sont pas indigènes, c’est-à-dire qu’elles ne viennent pas d’ici. Elles ont souvent été amenées ici pour l’horticulture ou l’alimentation”, déclare d’emblée Maïli D. Hamelin, coordonnatrice à la restauration des milieux naturels chez Symbiose Nature.
“Elles sont envahissantes, car elles ont la capacité de se reproduire à un rythme qui dépasse le niveau de compétition des autres espèces indigènes. Ces plantes ont tendance à prendre beaucoup d’espaces et à occuper complètement, dans certains cas, un environnement”, ajoute la coordonnatrice de Symbiose Nature.
L’affaire de tous
Pour freiner la propagation des plantes exotiques envahissantes (PEE), Symbiose Nature mène sur le terrain diverses interventions de contrôle. Depuis quelques années déjà, la lutte s’organise notamment par des corvées d’arrachage auxquelles participent des bénévoles et des élèves d’écoles locales, une action concrète qui contribue à limiter leur expansion dans les parcs-nature.
Une autre mesure consiste à restaurer les sites ciblés par le contrôle en y replantant des espèces végétales indigènes — arbres, arbustes et plantes herbacées — mieux adaptées aux milieux naturels.
Le projet, qui doit se poursuivre jusqu’à la fin de 2026, inclut aussi un volet d’éducation et de sensibilisation auprès de la population. À titre d’exemple, des affichettes explicatives seront installées dans certains parcs-nature afin d’informer les usagers et les résidents des environs des efforts déployés pour lutter contre les PEE.
