FICG: quand la musique symphonique et la culture populaire se rencontrent

CULTURE. Le Festival international de la chanson de Granby (FICG) entend marquer un grand coup pour souligner son demi-siècle. Pour ce faire, il mise sur sept interprètes qui se sont démarquées sur les planches du grand concours. En quelque sorte chargées de lancer le volet spectacle de la 50e édition, elles seront accompagnées par nul autre que l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM).

Après avoir cherché pendant longtemps la façon de souligner de façon marquante l’anniversaire de l’événement et du même coup de faire plaisir aux Granbyens, il semble que l’organisation ait trouvé la recette convoitée. Le FICG a choisi de s’associer à une «marque forte qui est une institution majeure du symphonique», se réjouit le directeur général et artistique, Pierre Fortier. Ce dernier a procédé à l’annonce officielle lundi soir à l’occasion d’un 5 à 7 tenu à l’église Saint-Georges.

Si cette soirée, prévue le jeudi 23 août au Palace de Granby, sera sans doute mémorable pour les spectateurs, elle le sera aussi pour ces grandes dames, croit M. Fortier: «Il y a beaucoup d’interprètes féminines qui ont gagné à Granby dans leur catégorie et on voulait leur donner leur place pour ce concert-là. Quoi de mieux que de chanter avec l’Orchestre symphonique? Je pense que ce sera une belle expérience». Isabelle Boulay, Fabienne Thibeault, Marie Denise Pelletier, Safia Nolin, Luce Dufault, Joanie Roussel et Émie Champagne pourront la vivre. Les musiciens de l’OSM seront quant à eux dirigés par leur chef, Simon Leclerc. C’est la grande mélomane et voix radiophonique bien connue des Québécois, Monique Giroux, qui assura l’animation de la soirée ainsi que la direction artistique du concert. Les billets sont déjà en vente au www.ovation.qc.ca.

D’autres surprises à venir

Si le directeur général et artistique laisse entendre depuis déjà plusieurs mois que les grands noms se succéderont sur scène dans le cadre du volet spectacle, il est encore trop tôt pour s’avancer avec plus de précision. D’autres détails entourant les festivités, prévues du 15 au 26 août, seront rendus publics dans le cadre d’une conférence de presse, le 4 juin prochain. «La majorité des grands de la chanson francophone qui sont passés à Granby ou qui ont été porte-parole vont être là. Les absents, ce seront ceux (et celles) qui sont soit enceintes, soit  en vacances à la fin du mois d’août», lance le grand manitou en riant. En incluant toutes les portions concours du FICG, ce sont quelque 150 artistes qui offriront leur talent aux festivaliers cette année.

Rappelons que quatre spectacles extérieurs gratuits seront présentés pour souligner les 50 ans du rendez-vous musical, tous des productions originales. Une deuxième scène extérieure dédiée aux 18 à 35 ans sera aussi érigée au parc Daniel-Johnson. Le budget de la 50e  édition devrait tourner autour de trois millions $, soit 500 000 $ de plus qu’en 2017.

Les inscriptions sont lancées

L’événement de lundi soir a également été l’occasion de donner le coup d’envoi des inscriptions aux trois volets concours du festival. Le Grand Concours du FICG, l’un des plus importants dédiés à la chanson francophone, s’adresse aux artistes de 18 ans et plus. Pierre Fortier encourage les interprètes, auteurs-compositeurs-interprètes et groupes à saisir cette opportunité en or. «Si tu te rends en finale, tu vas te faire voir par l’ensemble de l’industrie du disque et du spectacle du Québec, mais aussi de programmateurs de festivals de France, de Suisse, de Belgique et de partout au Canada», précise-t-il. Deux semaines de formation intensive sont offertes, tandis que les lauréats se partageront environ 140 000 $ en prix et bourses.

Le Petit Festival de la chanson de Granby, dédié aux 6 à 13 ans, revient pour une cinquième année, tandis que Jamais trop tôt s’adressera pour une huitième fois aux adolescents de 14 à 17 ans.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire en ligne jusqu’au mercredi 4 avril à 16h en visitant le www.ficg.qc.ca. Précisions que les auditions se dérouleront cette fois-ci à trois endroits différents, soit au Théâtre du Petit Champlain de Québec, au Théâtre des Patriotes de Sainte-Agathe-des-Monts et à l’église Saint-Georges de Granby. Le FIGC espère ainsi donner la chance à un maximum de candidats d’être reçus en audition s’ils sont retenus pour cette étape.

Un entrepreneur de chez nous président d’honneur 

Daniel Pelletier, président d’honneur du cinquantième anniversaire du FICG, est président d’Artopex.

La 50e édition se déroulera sous la présidence d’honneur de Daniel Pelletier, président d’Artopex, un manufacturier d’ameublement de bureau québécois ayant son siège social à Granby. L’homme, perçu comme un porte-étendard de l’entrepreneuriat granbyen,  ne s’est pas fait prier pour accepter l’invitation lancée par le FICG. Le fait que l’événement soit devenu, au fil des ans, un véritable emblème pour la Ville et qu’il offre un monde de possibilités et de visibilité pour les artistes qui y prennent part sont les éléments qui ont motivé sa décision. «C’est tout un honneur, surtout pour le cinquantième anniversaire! C’est quand même assez gratifiant de se faire demander ça», a-t-il lancé à la foule.