Granby et Daniel-Johnson: la CAQ y croit toujours
POLITIQUE. Les projections de plus en plus défavorables pour la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Granby et Daniel-Johnson n’effraient pas les candidates respectives de ces circonscriptions, Claudine Leroux et Christine Nadeau. « Il y en a qui disent que le parti est mort. Pourtant, près de 75 % des électeurs n’ont pas encore voté. C’est toujours une lutte à deux dans nos comtés », ont-elles admis dans le cadre de leur bilan de campagne.
Selon Qc125, le parti est deuxième dans les deux circonscriptions, à quatre points du Parti québécois dans Granby et à cinq longueurs dans Daniel-Johnson.
« J’ai débuté ma campagne au jour 1 et je la termine au jour 39 avec la même intensité, le même désir de répondre aux gens de Granby et de Saint-Alphonse-de-Granby », a indiqué Claudine Leroux.
Toujours selon les mêmes projections, Granby et Daniel-Johnson figurent parmi les dernières circonscriptions où une lutte serrée impliquant la CAQ est anticipée. Les deux postulantes n’ont cependant pas cette vision des choses.
« Avec ce qu’on entend sur le terrain, nous ne sommes pas inquiètes. Ce n’est pas du tout ce qui est reflété. Tout est prenable. […] Quand vous allez voir les votes du BVO [bureau de vote ordinaire, soit celui du jour des élections, vous serez surpris », a martelé Christine Nadeau.
Elles ont également toutes deux étés claires sur un autre point: aucune de leurs priorités « n’est un référendum ».
Plus grand, mais plus de rencontres nécessaires
Du côté de Daniel-Johnson, trois municipalités de la MRC de la Haute-Yamaska (Shefford, Waterloo, Warden) ont été ajoutées à un territoire qui s’étend déjà jusqu’aux portes du Centre-du-Québec. Faire campagne dans une telle circonscription peut être difficile.
« C’est un très beau défi. Ce qui est bien, c’est que je vais à la rencontre de plein de personnes. Mais je me suis rendu compte que les municipalités ont plusieurs points en commun. Elles sont petites, majoritairement agricoles, il y a un sens de communauté très fort et une mutualisation de services », a expliqué Mme Nadeau.
Une cible dans le dos?
Dans Granby, on le sait, François Bonnardel est en poste depuis 19 ans et quittera officiellement son rôle de député après le 5 octobre. D’ici là, ce dernier fait campagne avec sa dauphine, qui en est à ses premières armes en politique.
« C’est un honneur pour moi de l’avoir à mes côtés. Ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est que les gens ont pu dire merci à François et me souhaiter la bienvenue. […] On sentait que les gens voyaient cette continuité », a élaboré Claudine Leroux.
Un enjeu pourrait toutefois subsister si la candidate est élue: un déficit de notoriété. Voit-elle cela comme un défi? « Ce n’est pas la notoriété que je cherche. Moi, ce que je cherche, c’est le bien des gens de Granby et de Saint-Alphonse-de-Granby. Donc, je vais poursuivre ma route, mais avec mes propres chaussures. »
Nouvelle réalité
Pour les Alphonsois, les élections actuelles se déroulent sous le signe du changement de circonscription, alors qu’ils étaient auparavant rattachés à Brome-Missisquoi. Dans ce contexte, le contact sur le terrain prend toute son importance.
« Lorsque je les ai rencontrés, ils ont bien compris qu’il n’y a pas d’exclusion, mais bien énormément d’inclusion. Je suis habituée de travailler en famille. Donc, pour moi, ils se sont juste regroupés à cette belle famille de Granby. Je vais leur porter autant d’attention que je porterais à n’importe quel citoyen du comté », a conclu Claudine Leroux.
