Granby: la halte-répit relancée sous une nouvelle gouverne
ITINÉRANCE. Mise sur pause en juillet dernier par Santé Québec Estrie – CHUS, le temps de trouver un nouveau gestionnaire, la halte-répit du Centre communautaire Richard-Goulet reprendra ses activités cet automne. Il s’agit d’un deuxième départ pour cette ressource, dont la gestion a été confiée au Partage Saint-François, un organisme sherbrookois spécialisé dans les services aux personnes en situation d’itinérance.
Selon ce qui a été permis d’apprendre à la rencontre citoyenne organisée à l’invitation de Santé Québec Estrie-CHUS, deux organismes ont manifesté leur intérêt pour assurer la gestion de la halte-répit, lancée en 2024. À l’issue du processus, le mandat de remettre le service d’aide aux personnes itinérantes sur les rails a été attribué à l’organisme sherbrookois qui jouit d’une expertise depuis une quarantaine d’années.
«On est content et confiant pour l’avenir de la halte-climatique à Granby», a mentionné Gaby Farand, de la Direction des programmes santé mentale et dépendance à Santé Québec Estrie-CHUS.
Rappelons qu’en juillet dernier, Santé Québec avait décidé de ne pas reconduire l’entente de financement avec le Partage Notre-Dame; l’organisme granbyen responsable de la halte-répit depuis son ouverture. Dans les semaines auparavant, la halte du centre communautaire de la rue Saint-Antoine avait, entre autres, fait les manchettes pour une série de méfaits et d’incivilités perpétrés dans les environs du bâtiment. Une situation qu’avaient vivement dénoncée des citoyens du quartier.
D’autre part, le Partage Notre-Dame s’occupera du point d’accueil jusqu’au 4 septembre prochain.
Du temps et de la collaboration
Pour l’heure, la halte-climatique devrait rouvrir ses portes quelque part en octobre, a fait savoir le directeur général du Partage Saint-François, Sébastien Laberge. La ressource sera accessible de 18h à 6h, sept jours sur sept, a-t-il ajouté. Une équipe de six à dix employés, composée notamment de coordonnateurs, d’intervenants et de surveillants formés à Sherbrooke, sera chargée d’assurer la gestion des lieux et de veiller au respect du cadre de vie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
«Ce que tu nous dis, ça sonne bien à mes oreilles», a mentionné un résident rassuré après la présentation du DG du Partage Saint-François.
Partira, partira pas? À cette question soulevée par le voisinage, la réponse sur le sort réservé à la halte-répit est désormais connue. Selon le patron du Partage Saint-François, la ressource opèrera dans le sous-sol de l’ex-église jusqu’au 31 mars 2027, d’après une dérogation autorisée par la Ville. Après cette date, les services devront être relocalisés ailleurs, a-t-il pris soin de mentionner aux personnes présentes à la rencontre.
«La Ville a manifesté, du moins l’exécutif, un désir de travailler avec nous pour qu’on ait des solutions à partir du 31 mars et on vise le long terme (…). Dans les prochains mois, avec la Ville, on veut identifier un lieu qui va répondre aux besoins des usagers et qui va être accepté par les gens», a confié Sébastien Laberge.
D’ici la relocalisation, le voisinage, les occupants du centre communautaire et les usagers vont devoir apprendre à cohabiter et à coopérer. «C’est essentiel qu’on améliore la collaboration (entre les différents intervenants) pour l’intérêt des usagers», a conclu M. Laberge.
