Injures sur Facebook: les policiers de Granby font confiance à la Ville

INTIMIDATION. La Fraternité des policiers de Granby s’en remet à la Ville pour assurer la protection de ses membres. Pour le syndicat, il revient à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour faire cesser la cyberintimidation.

Le président de la Fraternité des policiers de Granby, Frédéric Boulet, n’a pas l’intention de mener des démarches civiles ou de réclamer des poursuites criminelles contre les cyberintimidateurs. Le syndicat dit avoir fait valoir ses demandes auprès de la Ville.

«C’est le devoir de l’employeur de protéger ses employés. On a demandé à l’employeur d’agir, mais ce n’est pas à nous de déterminer le moyen», note-t-il. Que ce soit par un règlement municipal ou le dépôt de poursuites contre les intimidateurs, Frédéric Boulet mentionne que ce n’est pas à lui de se prononcer.

Depuis la publication de la nouvelle par GranbyExpress.com mercredi dernier, les commentaires n’ont cessé de déferler sur les réseaux sociaux. Plusieurs citoyens semblent mécontents, mais M. Boulet ne croit pas que la relation change entre les citoyens et les forces de l’ordre.

«Il y a eu comme un crescendo (de commentaires sur le web) au cours des dernières années, mais je ne vois pas de différence dans les interventions avec les citoyens. C’est certain que lorsque tu dois donner un constat d’infraction, la personne n’est pas très heureuse, mais ce n’est pas le seul moyen d’intervention qu’on a avec les citoyens. C’est un parmi d’autres», rapporte le policier.

Celui-ci affirme ne pas trop porter attention à ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux. À son avis, il faut éviter d’accorder trop d’importance «à une minorité de personnes» qui sévissent sur ces sites.