Le PQ mise gros sur Granby et Daniel-Johnson

POLITIQUE. Dans le cadre d’une tournée en Estrie pour lancer la deuxième semaine électorale, le Parti québécois (PQ) s’est brièvement arrêté à Shefford dans la circonscription de Daniel-Johnson avec le chef du parti (Paul St-Pierre Plamondon), la candidate du comté (Nathalie Boisclair) et celui de Granby (Jean-François Arsenault). Ces deux territoires sont énormément prisés par la formation politique, alors que des courses serrées sont prévues dans celles-ci.

Lors de cette courte mêlée de presse d’une durée de cinq minutes, il a été mention des chances pour le PQ de gagner dans ces circonscriptions, de la fermeture temporaire de la halte-répit à Granby et des rôles potentiels de Mme Boisclair et de M. Arsenault dans un futur gouvernement péquiste.

D’abord, Paul St-Pierre Plamondon croit aux chances de l’emporter de ses poulains, voire en Estrie également. “À Granby, on a une candidature qui arrive avec des compétences immédiatement utiles. […] On a tout ce qu’il faut entre les mains pour gagner. […] En même temps, je ne veux pas me verser dans les pronostics ou les prédictions. La campagne fait juste commencer et nous allons nous concentrer sur ça, la qualité de ce qu’on fait”, a-t-il mentionné chez Distillerie Shefford.

Pour l’instant, selon les dernières projections de Qc125, le PQ est légèrement à la traine dans les deux comtés (30 % contre 39 % pour la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Granby, 29 % contre 37 % pour la CAQ dans Daniel-Johnson).

Des ministres?

Le chef de la formation s’est prononcé à plusieurs reprises au cours des derniers mois sur les rôles qu’il entend confier à certains de ses candidats dans l’éventualité d’un gouvernement péquiste.

Dans le cas de Jean-François Arsenault et de Nathalie Boisclair, M. St-Pierre Plamondon n’a toutefois pas voulu établir de responsabilités potentielles.

“Ils en auront [des responsabilités], mais on verra lesquelles. Je ne veux pas exagérer, mais il faut quand même être franc sur le fait qu’on a rassemblé un niveau de talent dans notre équipe qui est digne de mention minimalement”, a affirmé le dirigeant du parti.

“Un service déconnecté”

Sur le dossier de la fermeture temporaire de la halte-répit à Granby, il promet de lancer un vaste chantier pour “réduire de moitié l’itinérance” en soutenant les organismes communautaires “ayant l’expertise reconnue” et qui “offrent un service à ce niveau-là”.

“Si notre candidat dans Sherbrooke, Gabriel Pallotta, est élu le 5 octobre prochain, on le mettra directement sur le cas. Il a été coordonnateur de la Table itinérance de Sherbrooke et gestionnaire dans le milieu communautaire. Son expérience est précieuse”, a-t-il admis.

Il est déjà connu que le PQ compte abolir Santé Québec en cas de victoire. M. St-Pierre Plamondon a précisé que cette décentralisation s’accompagnerait d’une reddition de comptes dans chacune des régions.

“On sortirait de la centralisation, du mur à mur qui en découle, c’est-à-dire l’incompréhension de certains enjeux locaux. Malheureusement, la gouvernance se fait très éloignée de la réalité”, a conclu le politicien.