Les Confiturières: la PME rapatrie sa boutique à son usine de transformation

AFFAIRES.  Après six années complètes au centre-ville, le point de vente des Confiturières ferme boutique. Le petit commerce de la rue Principale aux mille et un pots de confitures produits à la main transfère ses pénates vers son atelier de production de la rue Kempf, à Granby. Une décision d’affaires mûrement réfléchie, selon Romane Jouanny, l’une des actionnaires de la fabrique de confitures. 

«C’est avec une immense joie et une pointe de fierté que nous vous annonçons une étape majeure dans l’histoire de notre entreprise. Afin de soutenir notre croissance et d’optimiser la qualité de nos produits, nous déménageons l’ensemble de nos activités dans notre fabrique de confitures», a publié l’entreprise sur les réseaux sociaux au début de janvier.

Un rapatriement devenu inévitable pour le bien des Confiturières aux yeux de Romane Jouanny qui gère l’entreprise avec sa mère, Nathalie Daguzan. 

«Dans les faits, dès qu’on a ouvert la boutique (au centre-ville), on voulait rester ici (pour produire), ma mère et moi. Mais ça n’a pas pris de temps qu’on a vite réalisé qu’on allait manquer d’espace après avoir engagé du monde (…). C’est pour cela qu’on a ouvert la fabrique il y a quatre ans», raconte Mme Jouanny.

Au 609, rue Kempf, la PME dispose d’une aire de production équipée à part entière, d’un lieu d’entreposage, de cases de stationnement et de pieds carrés disponibles pour accueillir la boutique.

Avec le temps, la gestion de deux adresses (boutique et usine de transformation) au quotidien ne faisait plus de sens aux dires de la jeune femme d’affaires. «Pour une entreprise, c’est difficile d’évoluer quand on est partout en même temps (…). La majorité de notre chiffre d’affaires (80 %), on le réalise avec la transformation pour des producteurs et d’autres entreprises. Mais la boutique du centre-ville nous a ouvert beaucoup de portes et permis d’avoir la fabrique», confie Romane Jouanny. 

Développement des affaires

Dans les boîtes depuis près d’un mois, Romane Jouanny prévoit terminer le déménagement et le réaménagement du magasin à temps pour sa réouverture prévue pour mars. 

Bien que la fabrique de confitures rapatrie tout dans un environnement industriel, la «touche maison», qui fait partie de l’ADN des Confiturières, va demeurer. Les recettes de confitures concoctées par Nathalie Daguzan seront préparées avec la même attention. «Même si on est dans une fabrique, tout est fait de manière artisanale. Tout est fait de la même manière, en petite quantité, un kilo à la fois pour s’assurer que la qualité du fruit et du produit reste le même», mentionne la femme d’affaires de 30 ans.

Pour Romane Jouanny, ce remaniement de production aura du sens à court, moyen et long terme pour Les Confiturières. «Notre marché va super bien parce qu’on n’arrive pas à fournir. On bouge justement parce qu’on refuse des clients qui ont des besoins en transformation», assure-t-elle.

Le regroupement des activités à un seul et même endroit lui permettra également d’avoir plus de temps pour explorer de nouvelles possibilités de commercialisation (marchés publics, magasins spécialisés, boutiques, optimisation du site web transactionnel).

«Depuis qu’on a ouvert Les Confiturières, j’avais comme but d’aller chercher de nouvelles boutiques, de partir sur la route (…). Mais je n’ai jamais eu le temps en six ans. De pouvoir diviser nos énergies, d’être tous ensemble à la même place, ça va être plus facile pour moi à gérer», affirme la confiturière.

Concernant le local du centre-ville laissé libre à la suite du départ des Confiturières, celui-ci a déjà trouvé preneur, selon nos informations.