L’étude hydrogéologique ira de l’avant à Saint-Alphonse-de-Granby
HABITATION. Le dossier du projet domiciliaire pressenti dans un boisé entre les rues Céline et du Domaine, à Saint-Alphonse-de-Granby, semble plus près que jamais de déboucher. Le promoteur Gestion DMO inc. réalisera finalement l’étude hydrogéologique longtemps exigée par des citoyens du secteur, de même que le conseil municipal actuel, selon ce qu’a appris le GranbyExpress.
L’étude hydrogéologique sera menée par la firme indépendante Laforest Nova Aqua inc. (LNA inc). Dans le cadre d’une entente entre la Municipalité et le promoteur Gestion DMO inc., l’administration municipale assumera la mise en place d’un suivi piézométrique (une facture de près de 23 000 $). Ce type d’analyse sert à mesurer le niveau de l’eau dans une nappe phréatique.
La Municipalité procédera également à l’achat de 12 sondes piézométriques provenant de l’entreprise Équipement de Réhabilitation Environnemental inc. (ERE inc). Une dépense d’environ 11 310 $. Ces sondes installées par LNA inc seront mises dans les puits afin d’analyser la nappe phréatique du quartier.
« Depuis un an à deux ans, on a des sécheresses. Certains citoyens ont carrément manqué d’eau. […] On n’est pas en ville, on n’a pas d’aqueduc qui fournit l’eau. […] En fait, le but est uniquement de recenser la capacité de recharge de l’aquifère et la connectivité des puits dans le coin, et ce, à des fins de suivi et de planification. […] Le conseil municipal a écouté les inquiétudes des citoyens. Cet enjeu était une de mes priorités dès mon entrée en poste », a affirmé la mairesse de Saint-Alphonse-de-Granby, Nathalie Gauvin.
Cheminement
Rappelons que Gestion DMO et son président, Dominic Cyr, souhaitent y construire une cinquantaine de maisons unifamiliales sur le lot d’un peu plus de 1,5 million de pieds carrés (35 acres).
« Nous sommes rendus à l’étape de parler de l’installation de sondes aux citoyens, tâter le pouls de la population. Tous les gens qui sont ouverts à l’idée d’en avoir une dans leur puits peuvent remplir un formulaire. Après ça, à partir de tous les volontaires, la firme en hydrogéologie va faire la sélection des puits spécifiques à cibler avec une sonde. Elle [la firme] essaiera d’avoir une couverture représentative du secteur », a expliqué la conseillère municipale Émilie Serre.
Réactions
Pour Mme Serre, qui se dit « très positive », c’est l’aboutissement de longues démarches, elle qui avait lancé une pétition en novembre 2024 pour réclamer une étude hydrogéologique. À l’époque, elle arguait toutefois n’avoir « aucune dent contre le développement résidentiel ».
Acquis par Gestion DMO inc., les lots à développer sur les rues Céline et du Domaine ont été enregistrés au rôle d’évaluation de la Municipalité en mars 2022. Deux mois plus tard, un groupe citoyen ayant des réticences vis-à-vis le projet domiciliaire a vu le jour sur les réseaux sociaux sous le nom Sauvons le boisé du Domaine-Céline.
Interrogée sur le lancement prochain de l’étude hydrogéologique, la porte-parole du groupe, Roxane Hébert, a mentionné au GranbyExpress être « très satisfaite » des intentions de la Municipalité dans ce dossier.
« Nous [les membres du groupe citoyen] avons effectivement été informés qu’elle [l’étude hydrogéologique] serait exigée du promoteur. Bien que nous disposions de peu de détails à ce sujet, nous sommes bien heureux de voir que la Ville va de l’avant avec cette démarche, qui constituait l’une de nos principales demandes. Nous espérons que les conclusions de cette analyse permettront au conseil municipal de prendre des décisions éclairées et appropriées », a-t-elle indiqué.
L’étude devrait débuter prochainement. Aucune date n’a été fixée pour l’instant puisque l’évaluation doit obtenir l’aval de Québec avant de se mettre en branle. Elle devrait cependant s’échelonner sur près d’un an.
