L’ex-usine Cresswell: Granby autorise sa démolition
MUNICIPAL. La disparition de l’ancienne usine Creswell se précise. Inscrite aux plans de la Ville depuis un certain temps, la démolition de l’immeuble industriel désaffecté de la rue Léon-Harmel devrait être réalisée d’ici la fin de l’été ou au début de l’automne. L’attribution du contrat de démolition marque une avancée importante dans ce dossier.
La première étape de l’importante remise en forme du terrain industriel contaminé a obtenu le feu vert des élus granbyens, lundi soir. En effet, ces derniers ont confié le retrait de la bâtisse sise à deux pas du Centre sportif Léonard-Grondin et du centre aquatique au plus bas soumissionnaire conforme: Démolition et excavation Demex inc. L’entreprise de Saguenay procèdera à l’abattage de la structure pour un montant de 707 770,45 $, selon le sommaire décisionnel de la séance du 8 juin 2026.
Une consultation du document permet également de constater l’ampleur de l’écart entre les soumissions reçues. La proposition de l’entreprise saguenéenne est inférieure de plus de 2,3 M$ à celle du plus haut soumissionnaire.
Pour veiller au bon déroulement de la déconstruction, le conseil municipal a aussi octroyé un contrat de surveillance des travaux et des services de laboratoire à Services Exp inc., de Montréal, au coût de 311 294,81 $.
«Pour la démolition, la ville paie (la facture) à 100 %. L’objectif, c’est qu’au moment d’arriver à la phase de décontamination (du site), on espère que le programme ClimatSol va rouvrir et on demande au gouvernement d’y attribuer des sommes. Ce qu’on avait comme écho, c’est qu’il allait possiblement rouvrir cet automne après les élections», a mentionné la mairesse Julie Bourdon.
Avec ou sans aide financière, la Ville considérait désormais la démolition de ce bâtiment inoccupé comme une intervention prioritaire. «Le bâtiment est dangereux, on a payé pour le placarder, il y a des gens qui montent sur le toit. On ne peut plus attendre les subventions considérant la dangerosité», a ajouté l’élue.
Rappelons qu’en avril dernier, lors du dîner de la mairesse, la première magistrate de la Ville avait révélé l’intention du conseil de convertir l’ancienne friche industrielle en un milieu de vie constituée d’une aire d’habitation, d’une zone sportive et d’un espace commercial.
La décontamination
Une fois le bâtiment retiré du paysage, il restera cependant une étape cruciale à franchir à la reconversion du terrain: la décontamination des lieux. Une addition qui pourrait atteindre les 4-5 M$.
Pour ce volet sur le site de l’ex-Cresswell, la Ville entend se prévaloir des fonds disponibles dans l’éventualité de la relance du programme ClimatSol. Le dossier de candidature pour une subvention serait déjà prêt, a fait valoir la mairesse Bourdon.
«La décontamination, c’est important que le gouvernement vienne appuyer la Municipalité. Ce n’est pas nous qui avons contaminé. Le gouvernement a laissé aller la contamination par des industries et après, c’est nous qui devons payer pour ça», a conclu la mairesse.
