Liquidation Marie débarque en ville
AFFAIRES. Le panier d’épicerie le moins cher possible. C’est le souhait que fait une manne de consommateurs chaque semaine à la recherche des meilleurs spéciaux dans l’espoir de minimiser la facture qui cesse d’augmenter. La chaîne à rabais Liquidation Marie pourrait bien leur venir en aide prochainement. L’entreprise en pleine croissance prévoit ouvrir son 11e magasin à Granby dans les prochaines semaines.
Des tablettes, des réfrigérateurs et des congélateurs remplis quotidiennement de trouvailles et d’aubaines de toutes sortes. Des surplus d’inventaires, des produits alimentaires avec des erreurs d’étiquetage ou de format, des fruits et des légumes déclassés, des articles, dont la date d’échéance de préemption est imminente. Des exemples de prix? Des pâtes alimentaires offertes à 1,88 $, des casseaux de framboises à 0,55 $, des yogourts à boire (emballage de six petits contenants) à 1,33 $, deux paquets de saucisses à hot-dog à 6 $.
Voilà ce que propose Marie-Ève Breton, l’entrepreneure derrière la chaîne Liquidation Marie.
«Le lait, le pain, les céréales (…). Tout est négocié avec des compagnies mondiales. Je peux vous dire qu’on s’en vient bien», affirme la femme d’affaires pleine de verve.
Pour l’heure, son seul accroc: l’approvisionnement régulier de ses marchés en oeufs. Un dossier sur lequel besogne l’entrepreneure qui entend bien régler ce dossier incessamment, assure-t-elle.
«On est le Winners des épiceries»
Marie-Ève Breton, présidente de Liquidation Marie
La stratégie de Liquidation Marie consiste à réduire le panier d’épicerie de 50 % en offrant des produits négociés au meilleur prix possible auprès des fournisseurs. Une recette éprouvée qui ravit les consommateurs qui souhaitent faire des économies.
«Pour un panier d’épicerie de 200 $ (dans un supermarché traditionnel), chez nous, ça va te coûter entre 90 $ et 100 $. Tout dépend des arrivages des produits. On prend juste l’exemple des yogourts, ce qui se vend 5-6 $, on les vend 1 $», explique Mme Breton qui gère l’entreprise avec son conjoint.
«Pour nos produits, on prend ce qui nous est offert. Chaque jour, c’est comme à la bourse. Ça bouge. Ce n’est jamais le même stock. La clientèle qui vient le lundi, si elle revient le mardi, il y a encore du nouveau stock», ajoute-t-elle.
À ce modèle d’affaires s’ajoute aussi une présence active et engagée sur les réseaux sociaux. Le tout coordonné et animé par l’entrepreneure.
Une succursale de 7500 pi2
Lancée en 2012 dans la municipalité de Saint-Zotique, en Montérégie, Liquidation Marie profite d’un bon vent depuis sa création. D’un magasin à ses débuts, l’entreprise compte aujourd’hui neuf succursales, dont le tout dernier ouvert récemment à Saint-Roch-de-l’Achigan. Pour 2026, l’expansion se poursuivra avec des ouvertures à Joliette (en février) et Granby (au printemps).
«On fonctionne avec les opportunités qui nous sont offertes. Donc, on a eu une opportunité pour un emplacement avec le nombre de pieds carrés qu’on a de besoin et dans le target de prix qu’on recherche», mentionne Marie-Ève Breton.
Pour l’adresse de Granby, on parle d’une superficie d’environ 7500 pieds carrés. Le futur magasin de la chaîne, dont l’endroit demeure secret pour le moment, devrait ouvrir ses portes en mars ou en avril. «Ça va dépendre des travaux et des enjeux (livraison des étagères, des comptoirs-caisses, etc.). On doit apprendre à vivre avec les délais engendrés», confie la femme d’affaires.
Sur le plan des ressources humaines, la venue de Liquidation Marie entraînera la création d’une quarantaine d’emplois, a-t-on appris.
