Mieux collaborer pour préserver les habitats

ENVIRONNEMENT. La protection d’un milieu naturel n’est pas une simple étiquette apposée sur un document. Pour plusieurs, cela peut représenter un processus long, complexe et personnel. À ce sujet, grâce à son nouveau projet de mobilisation, Symbiose Nature vise à mieux faire comprendre les rouages de ce mécanisme aux propriétaires privés et aux municipalités, puis ce qui en découle concrètement.

En réalité, avec l’aspect de mobilisation, Symbiose Nature entend proposer des formations adaptées aux municipalités et aux propriétaires privés pour garantir une approche concertée et efficace dans la protection des habitats. Des informations et ressources supplémentaires pouvant être transmises aux citoyens par la suite.

“On avait constaté qu’il y avait une lacune au niveau de la connaissance de toutes les étapes de protection, notre rôle en tant qu’organisme, ce qu’on fait et comment on le fait, puis ce qui vient après. Ça ne se termine pas après la protection légale. Il faut le gérer [le milieu naturel]”, explique la coordonnatrice à la protection et la gestion des milieux naturels chez Symbiose Nature, Maïka Leclerc-Gagné.

Avec ce nouveau projet, l’organisme souhaite mieux répondre aux interrogations et aux besoins des propriétaires privés afin de leur offrir un meilleur accompagnement dans leurs démarches de protection, lesquelles s’échelonnent minimalement sur une période d’un an à un an et demi. L’objectif est aussi de favoriser leur engagement envers la conservation des habitats fauniques.

Souvent confondus, les concepts de conservation et de protection se distinguent pourtant sur certains aspects. Pour expliquer cette nuance, Mme Leclerc-Gagné utilise l’image du parapluie.

“Elle [la protection] fait partie de la conservation laquelle englobe aussi la restauration, la communication, la sensibilisation et l’éducation. C’est comme un volet qui permet de protéger de façon légale et volontaire une zone précise de milieu naturel. Des activités sont quand même permises sur le terrain après, mais à des fins personnelles, question qu’ils [les propriétaires privés] puissent en profiter”, mentionne-t-elle.