Optilab : beaucoup de chemin parcouru en un an, dit le CIUSSS

SANTÉ. Fier des étapes franchies dans le cadre de la première année d’implantation d’Optilab, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS assure que le tout se déroule rondement, en dépit, entre autres, d’un défi technologique à surmonter pour Granby et Cowansville.

Tandis que l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) déplore le peu d’avancements et l’incertitude qui persiste, le réseau de la santé avance, lui, que le dossier a adéquatement suivi son cours. Selon ses représentants, de nombreux préalables doivent être franchis avant que des volumes importants d’analyses soit officiellement redirigés vers le CHUS Fleurimont de Sherbrooke de façon sécuritaire.

Le CIUSSS assure d’ailleurs travailler activement à la résolution du problème technologique vécu dans les laboratoires des hôpitaux de Granby et de Cowansville, dont le système informatique n’est pas compatible avec le laboratoire central. «Nous, on a, entre autres, ce défi-là des systèmes d’information qui ne se parlent pas, mais d’autres régions en ont d’autres», nuance Karine Duchaineau, directrice des services multidisciplinaires et codirectrice administrative du projet Optilab.

Il est toutefois trop tôt pour confirmer à quel moment une mesure temporaire pour pallier à cette situation sera en place. Le réseau de la santé, qui a déjà adressé le problème, estime qu’il devrait recevoir une réponse du ministère de la Santé au courant des prochains mois.

Mme Duchaineau assure également que le dossier de l’agrandissement du laboratoire centre de Sherbrooke évolue, bien qu’on ne puisse encore dévoiler aucun échéancier ni budget. Les besoins en ce sens ont été inclus dans le Plan d’autofinancement déjà déposé au ministère de la Santé par l’organisation. «On a travaillé toute l’année avec lui à faire des prévisions, à préciser les attentes et à regarder les voies de passage. D’ici cet été, on va avoir un retour», mentionne Karine Duchaineau.

Plusieurs autres éléments relatifs à la centralisation régionale, par exemple le renouvellement de l’équipement du laboratoire central, l’organisation du travail, le transport des échantillons, les investissements nécessaires et les économies qui seront réalisées font partie des enjeux détaillés dans ce document.

Un bon départ

Le directeur du département clinique de médecine de laboratoire et codirecteur médical d’Optilab, Dr Jean Dubé, est lui aussi optimiste relativement au travail effectué à ce jour par le CIUSSS de l’Estrie et quant à la suite des choses. Celui-ci défend d’ailleurs que le transfert des activités de Coaticook et de Windsor vers Sherbrooke s’est bien déroulé, même si certains ajustements ont dû être apportés, notamment au niveau des trajets et des heures de collectes. «Depuis les ajustements que l’on a faits, je n’ai pas reçu de plainte au niveau du service», fait valoir le Dr Dubé.

Le gestionnaire rappelle également que le CHUS Fleurimont est le seul établissement en province à procéder à l’analyse des tests de dépistage du cancer colorectal et que les problèmes constatés dans le transport des échantillons sont rarissimes. «C’est d’une rareté telle que même le ministère de la Santé n’y croit pas. C’est 0,1 % et moins quand on regarde les données», explique-t-il.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS assure également faire tout en son pouvoir pour garder les membres du personnel informés quant au déploiement graduel d’Optilab et aux éventuelles conséquences avec lesquelles ils devront composer. «On est conscients que pour le personnel, ce n’est pas facile à vivre, mais nous, on ne peut pas escamoter des étapes qui sont cruciales […]», fait valoir Mme Duchaineau.

Précisons qu’une tournée des laboratoires affiliés sera amorcée ce printemps afin de leur détailler les avancements des derniers mois.