Parc des sommets: Bromont plongée dans l’attente et la fébrilité

CONSERVATION. À moins d’une semaine de la date butoir, la fébrilité règne à Bromont, où l’on espère toujours un coup de fil confirmant l’aide gouvernementale pouvant dénouer l’impasse financière entourant la création du Parc des sommets, un projet dans les cartons depuis cinq ans.

Si le 28 février, la Ville n’a pas la confirmation de l’engagement du ministère du Tourisme faisant suite à sa demande de financement de 2,5 millions $, ça en sera fini. Le promoteur immobilier Bromont, montagne d’expériences pourra aller de l’avant avec la construction de son développement domiciliaire Val 8 comprenant 27 maisons sur le massif du mont Brome, dont la toute première phase vise l’érection de huit résidences.

Avouant se sentir aussi fébrile qu’en soirée électorale, le maire Louis Villeneuve ne cache pas que les prochains jours seront déterminants non seulement pour la Ville, mais aussi pour les nombreux citoyens impliqués de près dans le projet. «Il y a beaucoup, beaucoup de  chemin de parcouru et d’énormes efforts qui ont été faits. Il y a des gens, à Bromont, qui travaillent là-dessus depuis 2013 et qui sont presqu’à temps plein sur ce dossier-là. Leur implication se compte en millier d’heures», rappelle-t-il. Si l’initiative de conservation se concrétise tel que prévu, le Parc des sommets compterait une superficie dépassant les 150 hectares, l’équivalant de 278 terrains de football.

Le montage financier total de l’initiative totalise 8,25 millions $. Outre la somme de 2,75 millions $ mise de l’avant par Bromont, le comité de financement du Parc des sommets a atteint, tout juste avant les Fêtes, son objectif d’amasser un million $ auprès des citoyens et de la communauté d’affaires du territoire.

Pas de nouvelle, bonne nouvelle?

Louis Villeneuve demeure confiant en dépit du fait que la date limite arrive à grands pas; il continue d’espérer l’appel tant attendu. «J’ai la conviction qu’il y a des gens au gouvernement qui travaillent très fort en ce moment. Comme tous les Bromontois et Bromontoises, j’attends la réponse», explique l’élu. Il n’y a vraisemblablement rien d’autre à faire que de s’armer de patience, ajoute-t-il: «Ça se passe dans les officines de Québec. Nous, on a fait tout ce qu’on avait à faire, on a répondu à toutes les questions et on a envoyé tous les documents demandés. Ils ont tout».

Rappelons que Louis Villeneuve avait expliqué au GranbyExpress que le bureau du premier ministre s’était lui-même adressé à la Ville afin de lui demander de se prévaloir d’un nouveau sursis.  En vertu d’une entente intervenue en novembre 2016 entre le promoteur immobilier et l’administration municipale, cette dernière avait, au départ, jusqu’au 31 décembre 2017 pour honorer sa part du contrat.