Pour Émilie Laurin, changer de milieu sans tout réinventer
ENTREVUE. Arrivée en poste le 7 avril dernier, la nouvelle présidente-directrice générale (PDG) du Zoo de Granby Émilie Laurin a hérité d’une institution en bonne santé après le départ de Paul Gosselin. Provenant du milieu alimentaire, les animaux représentent un tout nouveau domaine pour la dirigeante. La résidente de Bromont ne se voit pas dans un rôle de “rupture” par rapport à son prédécesseur, misant plutôt sur une “continuité”, selon ce qu’elle a révélé au GranbyExpress.
Q (Question): Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce poste ?
R (Réponse): “Plusieurs choses. Je pense qu’à travers l’ensemble de mon expertise, de mon bagage, puis là où j’étais rendue, j’avais vraiment envie de travailler pour une organisation d’impact.”
Q: Vous avez surtout été dans le domaine de l’alimentation par le passé avec Agropur, Nature’s Touch et Maison Riviera. Le Zoo de Granby est un tout autre domaine. Ça doit vous sortir de votre zone de confort, non ?
R: “Des animaux, c’est vrai que c’est différent [rires]! Cependant, si on regarde de façon rationnelle, il y a trois leviers stratégiques au zoo: l’expérience client, la conservation avec Mission Faune et la performance financière pour assurer une pérennité. Je les maîtrise tous très bien. Mais bon, c’est clair que je ne vais jamais être vétérinaire ou en soins animaliers [rires]! Je laisse ça à nos experts! […] Si on regarde mon background, là où je peux contribuer, c’est que j’ai une grande expertise en innovation, comprendre à qui je m’adresse, puis développer le bon produit.”
Q: Votre prédécesseur, Paul Gosselin, était réputé pour amener une ou plusieurs nouveautés chaque année, investissant massivement dans l’avenir de l’institution. Allez-vous continuer au même rythme ?
R: “C’est une bonne question. Je ne suis pas certaine que je sois capable d’y répondre aujourd’hui. Je veux vraiment comprendre à qui on s’adresse, qui sont nos consommateurs? […] C’est certain que je jouis de tous ses efforts, son travail et la synergie qu’il a créée. […] Il m’a vraiment laissé le zoo dans un bon état, je ne peux pas le nier. […] Je vais pouvoir revenir avec plus d’informations et une vision plus claire à l’automne, car nous allons travailler sur un plan directeur, une réflexion stratégique au cours des prochains mois.”
Q: Avez-vous déjà été une touriste du zoo par le passé ?
R: “Oui, absolument. J’y vais deux à trois fois par année avec mes enfants. Ç’a toujours été la destination de choix dans ma famille. Mes enfants ont même participé au camp de jour l’été dernier. […] Je vais continuer de visiter le zoo avec eux chaque année, puis probablement plus souvent que ça maintenant.”
