PQ: Jean-François Arsenault veut rompre le “clivage politique”
POLITIQUE. Parti vert du Québec (PVQ), Action démocratique du Québec (ADQ), Parti québécois (PQ), Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS). Voilà la chronologie des affiliations politiques des 20 dernières années du candidat péquiste pour la circonscription de Granby, Jean-François Arsenault. Un mélange de partis de gauche et de droite au fil du temps. Aujourd’hui, l’homme de 43 ans se veut “rassembleur”.
Un texte de Tristan Côté
“Je n’aime pas beaucoup le spectre gauche-droite en politique. Selon les situations, je vais avoir une valeur sociale pour aider les gens. Parfois, j’ai des idées plus économiques, d’autres fois communautaires, mais il faut avancer ensemble. On doit arrêter d’avoir des silos”, a détaillé le Granbyen d’origine en entrevue avec le GranbyExpress lors de la soirée de lancement de sa candidature.
Mais pourquoi ce retour au PQ après tant d’années? Il estime d’abord que le parti incarne bien les “valeurs environnementales” et se décrit comme un “souverainiste convaincu” malgré le fait d’avoir été associé à des partis moins indépendantistes tels que le PVQ, la CAQ et l’ADQ.
“Je pense qu’il y a des bonnes idées dans tous les partis. […] J’étais dans ceux-ci [ces partis] pour accompagner des amis dans leur parcours. […] Le meilleur véhicule pour les rassembler [les bonnes idées] est toutefois celui du Parti québécois”, a expliqué l’ex-conseiller en sécurité financière chez Desjardins (2006-2022).
Malaise?
Les débats risquent eux aussi d’être particuliers pour le candidat, alors qu’il sera notamment mesuré à son opposante provenant de la CAQ, Claudine Leroux, qui occupait les fonctions de directrice générale (DG) de la Maison des Familles de Granby et région avant de se lancer. Elle est accompagnée dans sa campagne par le député sortant du comté, François Bonnardel. Les trois se sont souvent côtoyés par le passé.
“On n’est pas obligés de partager toutes les mêmes idées. […] Puis, comme je disais, il y en a des bonnes [idées] dans tous les partis. Ça ne va pas nuire à mes relations puisque j’ai déjà travaillé avec eux, a précisé celui qui a déjà été président de la Chambre de commerce et d’industrie Haute-Yamaska (CCIHY). […] Je veux travailler pour Granby et être rassembleur.”
Travail de longue haleine
Le président de l’association du Parti québécois dans Granby, Sylvain Dubé, a admis lors de la soirée de lancement avoir rencontré pour la première fois M. Arsenault dans le cadre d’une tournée régionale de l’organisation. Il a été séduit par “son engagement dans le milieu communautaire” et son entreprise d’économie sociale Holocie Coop de solidarité.
“À ce moment-là, je me suis dit qu’on avait notre prochain candidat. […] Cependant, j’ai passé plusieurs mois à tenter de le convaincre de se présenter”, a ajouté Sylvain Dubé.
“Être là pour les gens”
Jean-François Arsenault oriente ses priorités sur quatre volets: le logement, le coût de la vie, l’accès aux services de proximité et le soutien aux PME. Un enjeu a particulièrement irrité le candidat: la fin du circuit interrégional Haute-Yamaska.
“Je suis préoccupé par la disparition de cette liaison. Je sais qu’elle était utile, notamment pour des étudiants du Cégep de Granby et des travailleurs qui comptent sur le transport collectif pour se déplacer. Pour certaines personnes, les options sont très limitées. Avant de tirer des conclusions, je veux comprendre ce qui a conduit à mettre fin à un service lancé il y a seulement un an”, a-t-il déclaré.
Le postulant questionne le temps alloué “pour évaluer le potentiel réel” de cette liaison de transport collectif interrégional. Il souhaite “avoir les faits” et “comprendre la décision”. Pour ce faire, M. Arsenault a officiellement demandé une rencontre avec le préfet de la MRC de La Haute-Yamaska, René Beauregard.
