Secteur Val-Maher: pour en finir avec les débordements d’eau

MUNICIPAL.  Aux prises avec des crues d’eau occasionnelles, le secteur Val-Maher, dans le Canton de Shefford, devrait faire l’objet d’interventions correctives à moyen terme, a appris le GranbyExpress. Avec le soutien d’experts de la MRC de La Haute-Yamaska, la Municipalité évalue la faisabilité de procéder à des aménagements «verts» dans ce quartier résidentiel vulnérable après des précipitations d’importance. 

Pour voir les retombées de ces aménagements, les résidents du chemin Maheu et des rues avoisinantes devront cependant faire preuve de patience, à juste titre. Afin d’aller de l’avant avec les travaux d’atténuation, la Municipalité et la MRC devront recevoir l’assentiment du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Une autorisation cruciale puisqu’on parle ici de restauration hydrique.

«Le cours d’eau, qui traverse ce secteur, près du chemin Maheu, se retrouve un peu comme dans une cuvette. Il a de la misère à évacuer les eaux en raison de la topographie. L’eau a tendance à s’accumuler lors des fortes crues à l’arrière de la rue et dans l’arrière-lot de certaines maisons. Et on sait qu’il y a des enjeux de débordement à cet endroit», explique Simon Lajeunesse, directeur du Service de planification du territoire à la MRC de La Haute-Yamaska.

Concrètement, les travaux consisteraient à restaurer les milieux humides à partir de deux terrains qui appartiennent déjà à la Municipalité, selon la résolution adoptée par les élus sheffordois le 13 janvier. Cette solution permettrait «d’améliorer la fonction écologique de rétention des crues».

«Ce qui va être à l’étude, c’est de faire des annexes hydrauliques qui visent à modifier un peu le cours d’eau pour créer des zones de rétention afin de stocker l’eau pendant les crues», mentionne M. Lajeunesse. Cette approche permettrait d’écouler l’eau plus lentement en donnant une chance au milieu de l’absorber en douceur et de limiter les problèmes d’inondation et d’érosion, laisse entendre notre interlocuteur.

Par voie de résolution, les deux paliers (la MRC et le Canton de Shefford) ont convenu de déposer une demande d’aide au Programme d’accompagnement pour le développement de projets de restauration et de création de milieux humides de Canards illimités Canada (CIC). Le cas échéant où la requête est acceptée, CIC offrirait de l’accompagnement (200 heures de services professionnels) et un soutien financier pouvant atteindre 25 000 $ pour des études préalables. Cette première étape prépare le chemin vers le dépôt d’une autre demande de subvention auprès du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Une fois les plans et devis complétés et les accords obtenus, le chantier pourrait se mettre en branle quelque part en 2027, selon nos informations. D’autre part, la MRC