Sept femmes à la conquête du Groenland en kayak

DÉPASSEMENT.  Une nouvelle dizaine de vie, le goût de l’inconnu, le souhait de sortir de sa zone de confort et le désir de vaincre ses craintes sur l’eau. Autant de bonnes raisons qui pousseront sept femmes à pagayer au Groenland, l’été prochain, dans le cadre du 3e voyage caritatif de la Fondation du Centre hospitalier de Granby (CHG), le Défi du 66˚ Nord.

En 2015 et en 2016, il y a eu les ascensions du Kilimandjaro (Tanzanie) et de l’Acotango (Bolivie). Cette fois, la Fondation du CHG  arpentera le Groenland dès le 20 juillet prochain, et ce, pour un séjour de15 jours. Après les montagnes, un changement d’air s’imposait dans l’organisation des voyages caritatifs, soutient la directrice de la Fondation, Suzanne Surette.

«On cherchait des grands espaces et on cherchait un défi qui ferait en sorte que les participants auraient la mâchoire décrochée et reviendraient avec la tête pleine de belles images.»

Les Guylaine Chabot, Monique Denicourt, Brigitte Elsèk, Pierrette Grenier, Nathalie Leduc, Anne Messier et Julie Perreault découvriront donc la démesure des icebergs et les impressionnants paysages de l’immense île.

Si l’aventure paraît des plus exaltantes, le voyage de cinq jours en kayak promet d’en faire voir de toutes les couleurs au groupe. Pour être du rendez-vous, chacune des participantes doit s’engager à récolter 4000 $ en dons en plus de débourser les frais de voyage et l’équipement. Malgré le lourd mandat, l’attrait du mystérieux Groenland et la cause du cancer donnent l’envie aux sept femmes du Défi du 66˚ Nord de se surpasser pour la Fondation.

«Le Groëland, c’est une nouvelle étape ma vie. Je viens de changer de dizaine (de vie) et j’avais besoin d’un défi», a raconté Monique Denicourt en point presse.

Habituée aux périples hors du commun à l’étranger, Julie Perreault, qui a couru et marché récemment la Grande Muraille de Chine, s’est inscrite, entre autres, pour apprivoiser l’eau. «J’avais dit à mes enfants que j’allais me tenir tranquille pour un an. Mais je suis allée à la séance d’information et à la troisième photo, j’ai dit…il est où votre formulaire?» «Moi, je n’aime pas que mes peurs m’empêchent de faire des choses et j’ai peur de l’eau. On dirait que j’ai le besoin de me prouver dans un défi et de m’obliger à affronter ma peur», a déclaré Julie Perreault.

Un nouvel échographe

Avec l’argent recueilli, la Fondation du CHG entend participer financièrement à l’acquisition d’un nouvel échographe mammaire; un projet estimé à 100 000 $. Cet appareil très sophistiqué et plus performant optimisera la détection de petites lésions cancéreuses.

«Cet appareil va permettre de caractériser des lésions vues à la mammographie et des lésions qui ont été palpées cliniquement. Et par la suite, on va pouvoir biopsier sous guidage échographique pour avoir un diagnostic», a expliqué la Dre Laurence Grand, radiologiste responsable du département d’imagerie du sein.

Avec cette troisième levée de fonds au grand air, la Fondation du CHG espère récolter 30 000 $. Pour suivre l’aventure: www.fondationchg.org/defi-groenland.