Un boom immobilier profitable pour Portes et Fenêtres d’aujourd’hui

AFFAIRES. Le boom immobilier qui transforme la région profite aussi aux entreprises manufacturières. À Saint-Alphonse-de-Granby, Portes et Fenêtres d’aujourd’hui investit 2,5 M$ dans un projet d’agrandissement de 10 000 pieds carrés. Un chantier qui doit se terminer en octobre.

La PME, qui emploie une vingtaine de personnes, justifie cet agrandissement par des besoins croissants en espace d’entreposage ainsi que par la volonté de réduire les déplacements entre son usine de Saint-Alphonse-de-Granby et son point de service de Granby.

« On a eu une hausse d’environ 40 % de notre chiffre d’affaires juste dans la dernière année. C’était une année record. Là, depuis le début de 2026, le marché ralentit un peu. On a quand même un bond de près de 10 % sur 2025. […] Si je peux garder de 8 % à 15 % d’augmentation par année, je vais être très heureux », a expliqué le président-directeur général (PDG) de Portes et Fenêtres d’aujourd’hui, Pierre-Jean Racine.

Des circonstances « parfaites »

Cette croissance de 40 % s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’essor de la construction résidentielle (maisons unifamiliales, immeubles multilogements). Portes et Fenêtres d’aujourd’hui bénéficie également de la croissance démographique observée en Estrie, alimentée en partie par l’arrivée de nouveaux résidents en provenance de la région métropolitaine de Montréal vers des municipalités comme Granby, Shefford, Bromont, Sutton, Eastman et Magog.

« Ça représente 80 % de notre croissance. […] Toutes les places où il y a des montagnes de ski, des lacs ou des montagnes attirent des gens. C’est moins onéreux qu’à Montréal. […] De plus, Granby, c’est l’une des villes avec le plus de produits de notre détaillant Fenplast au Québec », a-t-il affirmé.

Attirer le marché local, un défi relevé

L’entreprise tire une part importante de ses revenus de son marché de proximité. Environ 50 % de son chiffre d’affaires provient de Granby et des municipalités avoisinantes situées dans un rayon de 25 kilomètres.

Selon M. Racine, le marché de portes et fenêtres au Québec est particulièrement compétitif. Il se dit fier de voir son entreprise en bonne santé.

« On remarque que les petites compagnies se font tranquillement avaler par les plus grosses. Nous, on travaille fort et on tisse des liens de confiance avec nos fournisseurs afin d’être le plus agressif possible et donner un excellent service aux clients. […] Je crois que la qualité de nos produits nous distingue, tout comme nos bonnes isolations qui respectent les normes environnementales les plus prestigieuses », souligne-t-il.

Tranquillité profitable

Être situé en bordure de l’autoroute 10 peut compliquer le développement d’une PME en étant loin des principaux pôles commerciaux de Granby. Pierre-Jean Racine ne s’en fait pas et préfère être tout près de la sortie 68.

« Je trouve qu’on a un beau milieu. Avec la Cité du Feu, les commerçants spécialisés dans la cuisine et ceux dans la céramique de bois, on a notre petit rayon de corps de métier qui touchent à la construction. Ça nous donne une identité comme quartier. […] Puis, avec tout le trafic à Granby, surtout ces temps-ci, c’est l’enfer. Mon chemin fonctionne et on ne change pas de recette gagnante », a fait valoir celui qui a succédé à son père, Yves Racine, comme PDG de Portes et Fenêtres  d’aujourd’hui, l’an dernier.

Avenir

Une fois l’agrandissement complété, l’entreprise compte recruter de la main-d’œuvre spécialisée afin de renforcer la qualité de ses produits.

« C’est bien d’agrandir. Tu as beau avoir la meilleure des structures, mais ça n’avance pas si tu n’as pas le moteur à l’interne. […] Je veux solidifier le cœur de la compagnie à tous les niveaux. […] La main-d’œuvre spécialisée, ça prend du temps à former [deux ans]. Ça va demander beaucoup d’énergie. On va toutefois en ressortir gagnant », a conclu M. Racine.