Un grand projet environnemental se conclut pour la Fondation SÉTHY

ENVIRONNEMENT. Restauration d’écosystèmes, installation de plantations et de nichoirs, corvées de nettoyage et création de panneaux d’interprétation. La Fondation SÉTHY vient de compléter un projet d’envergure visant la restauration et la mise en valeur des rivières Noire, Mawcook et Yamaska Nord. Près de quatre ans de travail à un coût évalué à plus de 200 000 $.

Parmi les contributeurs financiers, on compte Environnement et Changement climatique Canada (149 000 $), la MRC de La Haute-Yamaska (60 000 $, soit 20 000 $ pendant trois ans) et la famille Gévry-Morissette de Roxton Pond (plus de 5 000 $).

D’autres partenaires ont participé à ce projet, sans toutefois nécessairement investir: la Caisse Desjardins de Granby – Haute-Yamaska, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) par l’entremise du Programme d’agriculture durable, la Fondation de la Faune du Québec, l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska) ainsi que Lippert Canada. À noter qu’il y a également une contribution du Programme Interactions communautaires, lié au Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, mis en œuvre par les gouvernements du Canada et du Québec.

L’objectif de ce projet était d’améliorer la qualité de l’eau, stabiliser les berges et renforcer la biodiversité dans le bassin versant de la Yamaska, lequel est soumis à une forte pression agricole et urbaine.

“Il n’y a pas un encouragement et un dévouement très fort présentement en environnement au pays. Puis, de nos jours, quand on parle de financement et d’action, on sent que tout ce qu’on entend, c’est le financement des entreprises et du volet militaire, a affirmé le maire de Sainte-Cécile-de-Milton et préfet de la MRC de La Haute-Yamaska, Paul Sarrazin. Donc, ça fait du bien d’avoir des initiatives environnementales de ce genre et un investissement qui en vaut le coup à long terme pour la MRC de la Haute-Yamaska.”

Un travail de longue haleine

Alors qu’un premier volet était consacré à la protection des milieux touchés, la deuxième partie concernait la restauration. Il y a tout d’abord eu une caractérisation de milieux naturels (incluant des plantations de végétaux indigènes et des inventaires de plantes exotiques envahissantes). S’en est suivi une pléthore d’initiatives.

Parmi celles-ci, des plantations réalisées dans sept municipalités (Granby, Saint-Alphonse-de-Granby, Sainte-Cécile-de-Milton, Roxton Pond, Saint-Joachim-de-Shefford, Saint-Valérien-de-Milton et Saint-Pie). Le tout s’est fait en collaboration avec des élèves, des bénévoles et des employés d’entreprises locales. Ces végétaux visent à réduire l’érosion, filtrer les polluants avant qu’ils atteignent les cours d’eau et à créer de nouveaux corridors écologiques essentiels au déplacement de la faune.

Par la suite, huit nichoirs ont été mis en place pour les hirondelles à front blanc dans les secteurs de Granby, Waterloo et Shefford. Ces infrastructures ont pour but de soutenir le rétablissement des populations locales de ces espèces en déclin et offrent de nouvelles occasions d’observation et de sensibilisation du public.

Sensibilisation

Plusieurs activités citoyennes se sont tenues pour aider à la cause, dont trois corvées de nettoyage qui auront permis de retirer plus de 785 kilogrammes de déchets sur des berges.

Pour poursuivre cette sensibilisation, deux panneaux d’interprétation, présentant notamment la faune, la flore et l’histoire des rivières Mawcook et Yamaska Nord, ont été réalisés. Le premier est situé dans le sentier des Oies à Roxton Pond, tandis que le deuxième a été installé dans le sentier La Rivière au Parc national de la Yamaska.

Ce n’est pas tout. Au-delà de tout cela, le projet a permis de documenter et planifier l’avenir de ces milieux, passant surtout par 15 caractérisations écologiques faites le long des rivières, permettant d’identifier les milieux naturels sensibles, cartographier les espèces présentes et orienter les efforts de conservation, dont l’emplacement des aménagements des hirondelles.

Plus de sept kilomètres de berges des cours d’eau concernés ont été inventoriés afin de brosser le portrait de la situation et d’adapter les actions en conséquence. Par ailleurs, il y a eu la signature de dix déclarations d’intention de protection avec des propriétaires riverains.

“Ç’a permis de faire un premier pas vers la protection légale de ces milieux, ce qui contribuera à leur préservation à long terme”, a mentionné par voie de communiqué la Fondation SÉTHY.

Finalement, notons que plus de 16 000 arbres et arbustes ont pu aussi être plantés.