Une facture de 2M $ pour rajeunir la rue Taylor

INVESTISSEMENT. La rue Taylor à Waterloo subira une véritable cure de jeunesse, une opération d’une durée minimale de trois mois. Dans le meilleur des scénarios, la machinerie s’installera dès le printemps prochain, mais Waterloo doit toutefois attendre l’aval final du gouvernement pour enclencher l’ouvrage évalué à plus de 2M $.

Asphalte, aqueduc, trottoir, toutes les infrastructures de la rue Taylor, comprise entre les rues de la Cour et Eastern, seront complètement refaites, selon les prévisions du conseil municipal. «Ce sont des travaux majeurs. On part de la fondation et on enlève tout ce qui est existant et on le remplace avec les infrastructures nécessaires», indique le maire Pascal Russell. Les réseaux pluvial et sanitaire seront également séparés. «Chaque fois qu’on refait une artère, on sépare les réseaux», précise le premier magistrat.

Les travaux, qui seront effectués dans l’un des plus vieux secteurs de la ville, sont évalués à plus de 2M $. «On se croise les doigts pour ne pas trop avoir de surprises…!», enchaîne M. Russell.

Waterloo profitera également de cette réfection majeure pour poursuivre l’implantation des corridors polyvalents. «Souvenez-vous qu’on a mis sur pied une politique active pour inciter les gens à se déplacer à pied, à vélo, en patins à roues alignées ou même en triporteur en toute sécurité», rappelle le maire Russell.

Printemps prochain

Après avoir tenu un registre, où personne ne s’est opposé à la réalisation des travaux et à l’emprunt, Waterloo a maintenant complété les procédures municipales prétravaux. L’administration municipale attend maintenant l’aval du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) pour démarrer les travaux. «On attend la subvention de 50 à 60%. […] Quand le MAMOT prend la peine de nous appeler, je me dis que c’est de bon augure. Ils nous demandent de petits détails et c’est une question de temps avant qu’il <I>délousse<I> la bourse», croit Pascal Russell. 

Les travaux, qui doivent s’échelonner sur une période minimale de trois mois, ne s’enclencheront toutefois pas avant le printemps prochain, prévient le maire. «Lorsqu’on fait des travaux majeurs comme ceux-là, il faut avoir un réseau d’eau potable temporaire. Avec la température qui refroidit, l’eau risque de geler et on n’embarque pas là-dedans», dit-il.

Une logistique sera aussi mise en place pour réduire les impacts des travaux sur la circulation des poids lourds qui joignent l’usine Berry Plastics Canada, sise au 33, rue Taylor. «On devra être très stratégique», conclut M. Russell.