Une maison commune et éphémère… en pleine rue!

CULTURE. Un petit tronçon de la rue Principale de Granby a été bloqué samedi  en fin d’après-midi, le temps de faire place à un tableau vivant réalisé face au centre culturel France-Arbour.

:Les citoyens circulant sur l’artère entre 15h et 17h ont pu fouler rien de moins qu’une œuvre d’art. L’artiste multidisciplinaire en arts visuels Caroline Boileau présentait en pleine rue, aux côtés d’étudiants du Cégep de Granby ayant pris part au projet, CLAC: repolitiser le son de soi.

L’installation temporaire façonnée par la Montréalaise était le fruit d’une collaboration réalisée l’an dernier entre la Société d’histoire de la Haute-Yamaska et des étudiants du cours L’art dans son milieu, dispensé dans le cadre du programme d’Arts lettres et communication.  Effectuant une résidence artistique au 3e impérial, centre d’essai en art actuel, cette dernière les a invités à imaginer Granby dans le futur, en ce qui a trait à sa culture, mais également en lien avec les grands enjeux sociétaux.

«J’ai demandé aux étudiants d’aller faire une recherche à la Société d’histoire et à partir de cela,  je voulais qu’ils inventent soit des utopies ou des choses réalisables, qu’ils actualisent des lieux, des façons de faire ou des personnages historiques pour le futur de Granby».

Une maison en pleine rue

Une maison commune, contenant aussi bien des objets domestiques que des meubles, a été conçue par Caroline Boileau et exposée samedi à l’occasion des Journées de la culture. Chaque objet s’y retrouvant  possédait un lien tangible avec le travail des étudiants. Par exemple, fascinée par les laitiers qui passaient à l’époque de maison en maison,  une équipe s’étant penchée sur le sujet des laiteries Leclerc a imaginé une fontaine de lait accessible au cœur de la Ville, qui serait à la fois un lieu d’approvisionnement et de socialisation. Une version sculptée de cette fontaine prenait place sur la table de la cuisine de la maison.

Et pourquoi choisir de déployer cette œuvre la rue Principale? «Le concept était d’amener ces idées-là physiquement dans la ville […]. Pour tous les gens que j’ai interviewés dans le cadre du projet, dont les étudiants, la rue Principale revenait toujours comme le cœur de la ville et un lieu important», explique Mme Boileau. «Pour moi, c’est un geste citoyen très fort d’habiter la ville où l’on vit et de réfléchir à l’utilisation que l’on fait des espaces publics», ajoute-t-elle.

Celle qui a passé deux heures samedi à raconter l’histoire des items contenus dans la maison commune souhaitait également, par cette initiative, rendre l’art accessible et piquer la curiosité des passants. Pour plus d’information, visitez le www.carolineboileau.com.