Usine de voitures électriques à Bromont: «ça aurait été extraordinaire», dit Villeneuve

INDUSTRIE. Bromont a récemment vu l’implantation d’une usine de voitures électriques évaluée à 600 millions $ lui filer entre les doigts, un projet qui «aurait été extraordinaire», admet le maire, Louis Villeneuve.

Le Journal de Québec (JDQ) rapportait plus tôt aujourd’hui que contrairement à ce que Québec avait récemment allégué, ce ne serait pas le groupe français affilié à l’initiative, Peugeot-Citroën, qui se serait désisté. Ce serait plutôt le gouvernement lui-même via Investissement Québec qui aurait abandonné l’idée.

Toujours selon le Journal, le projet était «très avancé», puisque les différents partenaires privés impliqués de près dans le dossier étaient prêts à développer une filière automobile au Québec. «On était en très bonne position, mais malheureusement, il y a des impondérables et on n’a pas le contrôle là-dessus», explique pour sa part M. Villeneuve. Si Bromont avait été sélectionnée, quatre autres villes ont été pressenties afin d’accueillir la future usine: Valleyfield, Saint-Jean, Mirabel et Vaudreuil.

Le maire, Louis Villeneuve, a commenté de façon succincte la nouvelle publiée par le Journal de Québec, confirmant que les promoteurs du projet seront toujours les bienvenus à Bromont.

Le premier magistrat, qui a lui-même mené sa campagne électorale sous le thème «Une ville plus active, plus verte, plus intelligente» admet que le projet aurait très bien cadré sur le territoire de la Ville. Il refuse néanmoins de verser dans le pessimisme, lançant que les promoteurs seront toujours les bienvenus en sol bromontois «s’ils veulent revenir un bon matin». «J’essaie toujours de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Quand je vois un dossier comme celui-là nous échapper, ça confirme que Bromont a beaucoup à offrir. Et ça, c’est le côté positif. Pour moi, ça fait juste renforcer ma conviction qu’on est capable de faire quelque chose d’extraordinaire dans le Parc scientifique», conclut Louis Villeneuve.

Le JDQ rapporte également que les paliers provincial et fédéral auraient eu à injecter 100 millions $ chacun et des acteurs du privé, 400 millions $ afin que l’usine d’assemblage puisse voir le jour. Cette dernière aurait d’ailleurs contribué à créer 700 emplois. L’entrepreneur devant plancher sur la construction des installations avait été sélectionné et les travaux devaient être lancés dès ce printemps dans le Parc scientifique, des informations publiées par le quotidien de Québec que le maire de Bromont n’était pas à même de confirmer au GranbyExpress.