Vitesse et chantiers routiers: un cocktail dangereux à éviter

SÉCURITÉ ROUTIÈRE.Prolifération de cônes orange, machineries lourdes en déplacement, présence de travailleurs, voies réduites, chaussée en réfection. En pleine saison des travaux routiers, l’heure est à la prudence pour les conducteurs qui circulent près des chantiers.

Le message a beau être répété d’une année à l’autre par les autorités policières, mais la conduite imprudente aux abords des chantiers routiers et des zones scolaires est encore légion. Dans le cadre de l’Opération nationale concertée «vitesse et chantiers routiers», qui s’est tenue entre le 8 et le 14 juin dernier, plus de 10 000 constats pour excès de vitesse ont été remis à des automobilistes fautifs au Québec, rapporte la Sûreté du Québec. 

Pour cette même période, 126 infractions ont été constatées par les agents et les agentes du Service de police de Granby (SPG).

Dans les derniers jours, le journal s’est notamment rendu dans les environs du chantier de la rue Denison Est, à Granby, afin d’aller observer les comportements des automobilistes. Une visite de chantier sans anicroche. Aucun conducteur n’a été intercepté par un patrouilleur durant notre passage. «C’est le début des travaux (un peu partout en ville), mais pour l’instant, tout se passe bien. On appelle toutefois à la vigilance et à la courtoisie sur les chantiers de construction« , a réitéré le relationniste du SPG, Marc Farand.

Sur le plan des sanctions, quiconque omet d’obéir à un signaleur routier s’expose à une amende de 300 $, en plus des frais et de quatre points d’inaptitude.

Aux premières loges

Du matin au soir, sa mission consiste à diriger la circulation près des zones de travaux afin d’assurer la protection des travailleurs, des usagers de la route et des piétons. De par ses fonctions, le signaleur routier connaît bien les risques associés aux excès de vitesse sur les chantiers. 

En poste, El-Haudi veille aux grains à l’intersection des rues Denison Est et Glen pour la première fois, avoue-t-il. Rien de particulier à signaler. Les automobilistes, les piétons et les cyclistes collaborent et font preuve de courtoisie.

Malgré les dangers du métier de signaleur routier, le jeune homme affiche un large sourire. «Par rapport à Montréal, il y a vraiment une différence ici. Dans la grosse ville, les gens sont énervés et c’est plein de trafic. À Granby, c’est le paradis», ironise-t-il. 

«Tout va bien, je n’ai rien à dire», a-t-il lancé rapidement avant de retourner au boulot.

Néanmoins, le secteur de la signalisation routière demeure à haut risque. Pas moins de 26 signaleurs ont perdu la vie au Québec depuis 2008, selon le Journal de Montréal.