Warden: des citoyens veulent une fusion avec Shefford

MUNICIPAL. Des citoyens de Warden qui se disent «écrasés» par le taux de taxe foncière réclament une fusion avec Shefford. Tel que révélé en primeur dans notre édition du B@C du 30 avril, un début de pétition aux élus de Warden qui demande une étude d’impact sur une possible fusion municipale.

Selon Sylvain Duceppe, l’un des instigateurs de la démarche, un peu plus de 160 citoyens auraient signé le document. Lors de l’élection municipale de 2013, on comptait un total de 275 électeurs à Warden. La pétition complète devrait être déposée à la séance du conseil du 6 mai.

«On demande à nos élus de s’asseoir avec la municipalité de Shefford pour discuter de la possibilité d’une fusion», mentionne M. Duceppe. À son avis, les citoyens sont écrasés par le taux de taxe actuel et ne peuvent plus supporter les coûts d’une municipalité autonome. Selon les profils financiers des municipalités, le taux global de taxation de Warden se chiffre à 1,56 $ contre 0,82 $ pour Shefford.

De l’autre côté, il croit que Shefford gagnerait à gagner de nouveaux citoyens dans sa démarche pour obtenir une école primaire sur son territoire.

Informé de la démarche des citoyens, le maire de Warden Philip Tétrault est ouvert à la discussion. «Si c’est vraiment bon pour nous autres, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas. Je ne suis pas fermé», a-t-il commenté à GranbyExpress.com.

Le maire affirme qu’il devient de plus en plus difficile pour la petite municipalité d’assumer toutes les responsabilités imposées par Québec.

Peu d’ouverture à Shefford

Le maire de Shefford André Pontbriand se souvient qu’à l’époque des fusions municipales, Québec avait tenté de réunir Warden-Shefford-Waterloo. «Majoritairement, les gens du Canton de Shefford s’étaient prononcés contre», rappelle-t-il.

L’idée n’est pas nouvelle et M. Pontbriand n’exclut pas qu’une telle démarche puisse être entreprise dans le futur. Toutefois, le moment n’est pas très bien choisi à son avis. «On a déjà de très gros dossiers à régler avec l’école, le centre communautaire et la coopérative de santé», énumère-t-il.

En plus de devoir consacrer toutes ses énergies à ces priorités, il émet aussi certaines réserves sur les avantages d’une fusion. «Il faudrait que ce soit gagnant-gagnant», dit-il en concédant que Warden a plus à gagner que Shefford.

À ceux qui croient que le taxes de Warden seraient réduites avec une fusion, M. Pontbriand n’y croit pas. «Ils ont des ententes signées avec d’autres municipalités pour les loisirs et les services incendies qu’il faut respecter», note-t-il.

De plus, la valeur des résidences pourrait être révisée à la hausse en raison de la richesse foncière beaucoup plus élevée de Shefford.

André Pontbriand laisse tout de même la porte ouverte aux discussions. Il assure que si Warden demande une rencontre entre élus «on ne la refusera pas».