Agriculture: un projet collectif visant une meilleure qualité de l’eau

Agriculture: un projet collectif visant une meilleure qualité de l’eau

De gauche à droite: Jérôme Ostiguy, président du Syndicat de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de la Haute-Yamaska, Gérardo Gollo Gill du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MPAQ), le vice-président de l'OBV Yamaska Sylvain Michon, le directeur général de l'organisme Alex Martin, le préfet de la MRC Haute-Yamaska Paul Sarrazin et Isabelle Martineau, agronome pour le club-conseil Gestrie-sol.

Crédit photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois)

AGRICULTURE. De nombreux partenaires s’unissent dans la réalisation d’un tout nouveau projet collectif visant à améliorer la qualité de l’eau du bassin versant du lac Boivin et de la rivière Yamaska Nord en milieu agricole.

S’ils menaient toutes des actions individuellement, les différentes instances impliquées travailleront désormais de concert dans le cadre de cette initiative coordonnée par l’Organisme de bassin versant (OBV) Yamaska et ce, jusqu’en 2021. «Je ne dis pas que l’on va régler l’ensemble des problèmes en quatre ans, mais tout le milieu se prend en main ensemble et va se parler», explique Sylvain Michon, vice-président d’OBV Yamaska. Ce projet nouveau genre pourrait d’ailleurs éventuellement s’exporter à l’extérieur de la région si les résultats s’avèrent positifs, ajoute-t-il.

Identifier le problème pour mieux le résoudre

Embauchée pour mener à bien cet ambitieux projet, la coordonnatrice Geneviève Labrie explique qu’il est d’abord prévu, dans un premier temps, de dresser un portrait des pratiques actuelles des producteurs agricoles situés sur le territoire ciblé de 210 kilomètres carrés. Le but est d’identifier celles contribuant à ajouter des nutriments dans le plan d’eau, ces dernières entraînant la prolifération de cyanobactéries et de plantes aquatiques.

Pour ce faire, quelque 60 producteurs agricoles seront contactés au cours des prochaines semaines. «Le but, c’est de pointer le plus gros des problèmes. On sait qu’il y a beaucoup d’élevages autour du lac Boivin, qu’il y a une gestion des fumiers qui est certainement à améliorer, mais c’est difficile de cibler avec du cas par cas», explique-t-elle. Les dates d’épandages pourraient également, par exemple, être à la source du problème. Ce diagnostic sera déposé ce printemps.

Des actions concrètes

Un plan d’action triennal sera ensuite développé dès cet été. Bonne nouvelle: des fonds seront rendus disponibles pour que les acteurs du milieu agricole puissent améliorer leurs façons de faire en lien avec les problématiques qui seront identifiées et ces derniers seront accompagnés dans cette démarche. «Puisqu’on fait un projet collectif, il y a un financement potentiel du ministère de l’Agriculture de 90 %. C’est très intéressant, parce que les producteurs n’auront pas beaucoup de sous à débourser. […]Ça pourra même les aider à améliorer certaines de leurs infrastructures sur leur ferme», explique Mme Labrie. Rappelons que la question concerne également les citoyens, puisque la source d’eau potable de Granby, le réservoir Lemieux, est alimenté par la rivière Yamaska Nord, l’affluent principal du lac Boivin.

La MRC Haute-Yamaska soutient cette initiative à la hauteur de 121 500 $ de 2017 à 2021. En plus de cette instance, les producteurs du bassin versant, l’UPA de la Haute-Yamaska, l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), la Ville de Granby, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et le club-conseil Gestrie-Sol figurent aussi sur la liste des partenaires.