Bonnardel veut maintenir le cap d’ici les élections

Bonnardel veut maintenir le cap d’ici les élections

À l'instar des autres députés québécois, François Bonnardel retournera siéger en chambre le 6 février prochain, l'Assemblée nationale ayant ajourné ses travaux le 8 décembre dernier.

Crédit photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois)

PROVINCIAL. Si sa formation politique poursuit son ascension dans les intentions de vote à dix mois du prochain scrutin provincial, le député de Granby, François Bonnardel, est bien conscient que rien n’est encore gagné.

Dans un sondage Léger-Le Devoir dont les résultats ont été rendus publics le 2 décembre dernier, la formation de François Legault récoltait 36 % des appuis, une hausse de 2 % depuis le mois d’octobre. Alors qu’un gouvernement caquiste majoritaire semble à portée de main, le leader parlementaire admet que rien n’est acquis.
S’il perçoit un buzz sur le terrain en faveur de son parti ainsi qu’une «usure du pouvoir du côté des libéraux», les jeux sont loin d’être faits. D’ailleurs, les prochains mois seront sans doute mouvementés. «On le sait que ça va être dur, que tous les canons vont être pointés vers nous. Déjà, c’est commencé. Quand c’est rendu que même Québec Solidaire te frappe… disons que nous ne sommes pas dans la même frange d’électorat, on va se le dire bien respectueusement», lance-t-il.

Selon lui, ces statistiques très encourageantes découlent, entre autres, du fait que la Coalition Avenir Québec (CAQ) a démontré à la population, mois après mois et session après session, qu’elle veillait au grain et faisait son travail. L’élu responsable de l’Estrie pour la CAQ estime également que la victoire de la candidate Geneviève Guilbault, lors de la partielle du 2 octobre dernier dans Louis-Hébert, a pesé dans la balance.

«Ça a déclenché un certain mouvement et montré aux Québécois que l’on pouvait remporter une forteresse libérale. Et quand je dis forteresse libérale, c’est plus qu’une forteresse, c’était quand même un monument qui était là, Sam Hamad», souligne M. Bonnardel. Selon lui, l’événement a également démontré que le deuxième groupe d’opposition pouvait parvenir à faire éclater le bipartisme des dernières décennies.

Une bonne note

La CAQ a livré la marchandise au cours de la dernière session parlementaire, qui a officiellement pris fin le 8 décembre dernier, croit François Bonnardel. Ce dernier s’attribue également une bonne note, ayant défendu des dossiers locaux d’importance pour son comté. L’élu explique avoir notamment talonné le gouvernement libéral dans le dossier du futur Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de 198 lits prévu à Granby et pour lequel aucune annonce officielle n’a encore été faite. «On attend la réponse», rappelle-t-il.

Le député de Granby a également travaillé sur la question de l’élargissement de la route 139, victime d’une congestion monstre lors des grandes journées d’achalandage au Zoo. Il a d’ailleurs rencontré le bureau régional du ministère des Transports à ce sujet il y a deux mois. «On ne se le cachera pas: ça va rester un enjeu et ça en est un depuis très longtemps déjà», fait-il valoir, expliquant que la «loi des petits pas» prévaut dans ce dossier.

Le député s’est également attardé à la question des appareils de loterie vidéo. Un an après l’annonce, par le gouvernement libéral, d’un programme visant à retirer en deux ans 1100 des 11 000 appareils de Loto-Québec, l’élu n’est pas parvenu à savoir combien l’ont été à ce jour. «Le ministre (des Finances) s’en lave les mains en disant qu’on aura le portrait en temps et lieu. Je pense que c’était de bonne guerre, un an plus tard, de demander où on en est rendu quant au retrait de ces appareils qui continuent d’appauvrir des Granbyens et des Québécois», défend le député. Ce dossier a d’ailleurs fait l’objet de sa toute dernière question posée au Salon bleu, la semaine dernière.

Une année électorale aux portes

L’année 2018 en sera une électorale qui promet d’être occupée. Le député en sera à sa cinquième campagne, qu’il entend mener comme sa toute première, en 2007. «Ça va être encore le même gars qui faisait trois ou quatre déjeuners chaque matin. On aura une stratégie peut-être un peu différente, mais il n’y aura pas de laisser-aller», explique-t-il.

L’arrivée du budget, en mars, sera également à surveiller. «Ce sera peut-être le dévoilement des derniers bonbons électoraux. On va en arriver aussi au bilan. […] Celui en santé sera celui que l’on va regarder précisément», ajoute l’élu. L’accessibilité à son médecin de famille en dehors des horaires réguliers et les délais d’attente dans les urgences sont deux exemples de dossier qui seront suivis de près par M. Bonnardel au cours des prochains mois.