Osez le bon voisinage!

Osez le bon voisinage!
«La bonne nouvelle

Rencontrer l’amour, partager un chien, déneiger l’entrée de cour du voisin, les histoires de bon voisinage prennent différentes formes. À l’aube de la valse des déménagements, la ville de Granby a lancé «Voisins solidaires : les bons côtés d’être à côté», un projet pilote initié par le Réseau québécois de villes et villages en santé. Le but? Laisser de côté les chicanes de clôture afin de générer la cordialité et l’entraide entre voisins.

Après avoir créé la Fête des voisins, voilà que le Réseau québécois de villes et villages en santé va plus loin en lançant ce nouveau projet de bon voisinage. Six villes du Québec, dont Granby, ont été sélectionnées pour tester ce nouveau concept de voisins solidaires. «Granby est une des villes les plus mobilisées au Québec en terme de voisinage. C’est pour cette raison qu’on a proposés à Granby ce projet», explique Nadine Maltais, du Réseau québécois de villes et villages en santé.

Au cours des deux prochaines années, Granby mettra donc en branle différentes actions question d’encourager les bonnes relations entre voisins. Un premier pas en ce sens a été initié au printemps dernier avec le sondage «Vous et vos voisins» auquel 166 citoyens ont répondu.  Parmi les répondants, 62% ont indiqué que leurs relations entre voisins sont polies, mais distantes. «La bonne nouvelle, c’est que 81,3% souhaitent développer de bonnes relations», indique Valérie Brodeur, directrice de Vie culturelle et communautaire de Granby. Le questionnaire a aussi permis de constater que certains voisins s’entraident régulièrement. Les deux tiers des répondants ont indiqué se rendre de petits services, tandis que 14% le font régulièrement. «À la question Seriez-vous prêt à donner un peu de temps à un voisin? 90% ont répondu oui ou peut-être», ajoute Mme Brodeur.

De belles histoires

Si le sondage a permis de recueillir différents témoignages de bon voisinage, les membres du comité de Granby se sont rendu compte qu’elles en avaient également. «Nous, on partage un chien avec nos voisins! Quand on a acheté notre chien, on pensait qu’ils ne seraient pas contents, au contraire. Ils sont tellement occupés qu’ils n’ont pas le temps de s’en occuper alors ils viennent promener notre chien tous les soirs. Nous, ça nous comble!», dit Annie Blanchard, membre du comité de bon voisinage de Granby. Elle indique aussi échanger des items de sport avec ses voisins d’en face.

L’histoire d’Isabelle Tardif, également membre du comité, sort directement d’un film de filles d’Hollywood! «Mon histoire de bon voisinage remonte à 15 ans. Je suis allée cueillir des fraises et j’en avais trop. Je suis donc allée cogner chez mon voisin de palier pour lui en donner», raconte-t-elle. De fil en aiguille, les deux voisins ont échangé des services. «Et aujourd’hui, c’est mon conjoint!», lance-t-elle.

Ce qui amène le comité à dire aux Granbyens d’oser. «J’ai osé aller cogner pour lui offrir des fraises. Au pire, il m’aurait dit non», soutient Mme Tardif.

S’il invite aux bonnes actions, le projet pilote vise aussi à désamorcer les tensions entre voisins. «On ne changera pas tout dans six mois. Ça se travaille sur plusieurs années, indique Nadine Maltais. L’important aussi, c’est de se connaître. Si notre voisin tond sa pelouse à une heure qui nous dérange et qu’on comprend qu’il travaille 60 heures par semaine et que c’est le seul moment pour lui, et bien, ça fait une différence.»

«Le projet pilote va accentuer la tolérance», croit Louise Brodeur-Comeau, conseillère municipale.

Promotion

Au cours des prochains mois, différentes campagnes de promotion seront mises en branle pour favoriser le bon voisinage. Les différents outils de communication de la Ville (Granby vous informe, les panneaux d’affichage interactif) seront aussi mis à contribution. «On veut inviter les gens à oser et à donner des idées. On a trop de légumes? On partage. On va tendre des perches. Il y en aura tout au long de l’année», mentionne Valérie Brodeur. Les organismes communautaires seront aussi sensibilisés. Au terme des deux années, le projet sera analysé afin de voir s’il sera déployé à d’autres villes.

 

 

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