FICG: la course aux auditions est lancée

CULTURE.  Des candidats expérimentés, des participants qui en sont à une première expérience, des univers musicaux tous azimuts, l’occasion rêvée pour impressionner dans l’espoir d’atteindre l’étape suivante. Lancées depuis une semaine, les auditions de la 58e édition du Festival international de la chanson de Granby (FICG) se déroulent à un rythme effréné. Un défi de taille pour le jury qui doit retenir 24 demi-finalistes parmi une multitude d’aspirants bien décidés à intégrer la prochaine cuvée du FICG.

Fouler la scène et peut-être devenir le prochain lauréat ou la prochaine lauréate du FICG. Le rêve pour tout auteur(e)-compositeur(trice)-interprète qui débarque à Granby.

Pour participer au Festival, toute personne aspirant à une carrière musicale doit se soumettre aux auditions tenues dans le foyer du Palace, et ce, jusqu’à ce vendredi 17 avril. Au total, une centaine de candidats auront défilé devant un jury attentif au terme des essais, a-t-on appris.

Des trésors

La semaine dernière, le GranbyExpress s’est rendu dans les coulisses des auditions en compagnie de Marie-France Pépin et de Boogat, tous deux membres du jury.

«Le niveau est terriblement haut. Cette année, on a beaucoup de professionnels avec de bonnes voix (et de bons textes). Ceux qui disent qu’il n’y a pas d’artistes de niveau au Québec, ils dorment au gaz», affirme Boogat. Un propos endossé par sa collègue.

«Des jeunes talentueux qui jouent dans leur salon avec peu d’expériences, j’en ai vu plusieurs», raconte Marie-France Pépin. «Ils débarquent ici en se lançant un défi personnel et c’est souvent des trésors cachés (…). Ils font les auditions pour les bonnes raisons», ajoute l’agente de spectacles.

Pour les autres qui débarquent aux auditions avec la grosse tête, gare à eux. «On le sait avant qu’ils montent sur scène. Ceux qui veulent trop, on les spotte (…). Ils n’ont pas de fun, ils sont ultra anxieux pour les mauvaises raisons», confie la juge.

Se vendre en trois chansons

Le défi pour les deux juges en 2026? Dénicher l’originalité à l’ère des plateformes numériques. «Tu veux de la bonne prod, tu peux avoir de la bonne prod pour quelques centaines de dollars. Mais être capable de connecter rapidement avec le monde et faire vivre une émotion, ça ne s’achète pas», allègue Boogat. 

Pour les candidats en audition au FICG, la grande séduction se décline en trois phases: une courte présentation en quelques secondes, l’interprétation de trois compositions originales et un compte-rendu de leur audition avec les membres du panel. Les points observés? La qualité des textes, l’authenticité, l’originalité, l’exécution. Un processus d’évaluation qui roule rondement, a constaté le représentant du journal.

Une fois les auditions terminées, le jury et la Festival se rencontreront à huis clos afin de sélectionner les prochains demi-finalistes.