Immense popularité pour la pièce Les filles à papa

CULTURE.  L’été théâtral tire déjà sa révérence à l’Ancien Presbytère. Chose certaine, la pièce Les filles à papa aura marqué les esprits au cours des dernières semaines. Le public a répondu en grand nombre à l’appel, convergeant vers la petite salle pour découvrir ce paternel de 75 ans aux secrets pour le moins singuliers. Une intrigue qui a visiblement séduit l’auditoire, puisque la petite compagnie théâtrale a joué à guichet fermé, ou presque, tout au long de la saison. Un exploit remarquable qui fait le bonheur de l’auteur Martin Gougeon.

Après «Famille all-dress» l’an dernier, l’auteur des filles à papa, Martin Gougeon, a marqué un autre gros but cet été en livrant l’histoire rocambolesque de Marcel, un père et un grand-père de 75 ans au parcours de vie inhabituel. Oui, l’univers familial et les secrets du passé abordés avec humour et dérision ont encore souri à l’auteur.

Pourquoi cet amour pour la famille? «Pour le vrai, je ne le sais pas. Et je me pose la même question. Moi aussi, j’ai eu le sentiment qu’on m’en parlait (de la pièce Les Filles à papa) plus qu’à l’habitude», avoue Martin Gougeon en entrevue. «Est-ce que c’est l’aspect nostalgie? Sur scène, on a un papa. On a tous un papa qu’on aime autour duquel il y a une intrigue un peu fofolle. On touche à des trucs assez vrais dans la pièce, le papy fait de la démence, est-ce que c’est ça qui rejoint les gens? Honnêtement, je n’arrive pas à me l’expliquer», exprime l’auteur.

« Dans mon écriture, c’est bang, bang, bang, punch et je ne m’en étais pas rendu compte. En deuxième partie, entre autres, ça déménage pas pire et je pense que ça contribue aussi au fait que les gens rient et passent un beau moment », affirme Martin Gougeon.

Force est de constater que le public de l’Ancien Presbytère a grandement apprécié se retrouver en famille le temps d’une pièce de théâtre. « La famille, c’est un sujet qui parle », témoigne-t-il.

Selon le patron de la compagnie théâtrale, 60 % des spectateurs, qui ont franchi les portes du théâtre, en étaient d’ailleurs à une première visite à l’Ancien Presbytère. «La famille, c’est un sujet qui parle.»

«On a reçu plus de monde que jamais, on a battu tous nos records d’assistance. Presque tous les soirs, on était complet»

Un papa en grande forme

Pour donner vie à sa pièce, Martin Gougeon a fait appel au talent des comédiens Catherine Renaud, Xavier Roberge et Mélissa Dion Des Landes notamment. Mais ce qui a surtout marqué les esprits, c’est le jeu de l’acteur Richard Fréchette qui interprète admirablement bien le personnage de Marcel.

«Notre Richard (Fréchette), tout le monde sait qui il est, mais ce n’est pas une vedette. Beaucoup de gens ont découvert un acteur extraordinaire.» «Il a 70 ans, il lead un spectacle du début à la fin avec une force et une vigueur phénoménale (…). Au salut (NDLR: Le moment où les comédiens reçoivent les applaudissements du public à la fin de la pièce), à chaque fois, Richard reçoit une grosse claque.»

Prochaine pièce en chantier

De quoi sera faite la prochaine création de l’Ancien Presbytère? Martin Gougeon a déjà une bonne idée; lui qui vient d’amorcer l’écriture du spectacle de l’été 2027. Et non, la famille ne pas au coeur du scénario.

«Ce que j’ai en tête pour l’an prochain, ça n’a rien à voir. Je veux m’en aller dans une autre dynamique.»

D’ici le prochain acte à l’Ancien Presbytère, Martin Gougeon n’aura pas le temps de s’ennuyer avec trois mises à scène à livrer pour l’Orchestre symphonique de Montréal. Et pour finir, l’une de ses pièces Le pot aux roses sera jouée dans un autre théâtre en province, confirme le principal intéressé.