La Chine, lieu marquant pour l’auteure Cynthia Fortin
PARUTION. L’auteure Cynthia Fortin est une véritable globe-trotteuse. Décidant de prendre une retraite anticipée après avoir travaillé pendant environ 30 ans chez IBM Bromont, elle est ensuite partie en voyage en Chine avec son époux pendant plusieurs mois. Un voyage marquant qui a inspiré plus de 20 ans de travail pour son tout premier livre: China Through My Eyes and My Heart.
Ce désir d’explorer le monde était un souhait de longue haleine. La Granbyenne voulait s’offrir un long périple à un certain moment dans sa vie. C’est en prenant un congé sans solde de cinq mois en 1999, soit trois ans avant sa véritable retraite, qu’elle décide de le faire.
Six ans plus tard, elle y retourne et fait une rencontre inattendue avec Cindy Yao. Cela changera sa vie, car cette dame la convainc d’accepter un poste d’enseignante d’anglais dans la ville de Dalian, dans la province chinoise du Liaoning. Elles sont des amies proches depuis ce temps-là.
L’ouvrage porte ainsi sur son expérience de 2005, mais également sur ses journaux personnels relatant en détail son séjour d’enseignement et ses photographies. La genèse même de l’écriture de son livre.
« J’ai trouvé ça [l’expérience de 2005] tellement intéressant que je gardais un journal quotidien. Puis, je voulais vraiment documenter le tout comme il faut. […] En 2006, quand je suis revenu, j’ai soumis l’histoire à une maison d’édition et on m’a dit qu’il y avait quelque chose à faire avec ça, a affirmé Cynthia Fortin. Toutefois, il manquait certaines choses et j’ai dû retravailler le récit. »
Ralentir pour mieux se ressourcer
Le projet est resté sur la glace jusqu’en 2012, avant de refaire une autre pause… plus longue cette fois-ci. « J’ai recommencé à le travailler. J’en étais venue à la conclusion que ça allait être pour ma fille et moi, de même que mes petits-enfants. […] Par la suite, en 2022, je me suis remariée et mon nouveau conjoint voulait absolument que je publie ce livre. Il m’a trouvé une maison d’édition à Londres, parce que c’est un Britannique », a-t-elle poursuivi.
Parler la langue officielle est de coutume dans la plupart des pays du monde, dont en Chine. Est-ce que la femme de 73 ans avait déjà des connaissances en chinois ?
« J’ai suivi des cours avant. J’avais un petit dictionnaire et je me servais de ça pendant que j’étais là-bas. […] Honnêtement, on n’a pas besoin de parler la langue, car les gens veulent tellement pratiquer leur anglais, surtout dans le milieu scolaire. En plus, avec les applications de traduction, ça vient les aider énormément », a déclaré celle qui a notamment vécu aux États-Unis, à Châteauguay, Beauharnois et Bromont.
Comme une deuxième famille
Mme Fortin retourne en Chine deux fois par année, souvent à fréquence d’un à deux mois lors de chaque séjour. La raison ? Des contrats de travail pour aider des étudiants chinois à se préparer à étudier à l’étranger.
L’auteure est aujourd’hui en processus d’écriture de son deuxième ouvrage. Une fiction d’environ 400 pages qui paraîtra en 2027. Il sera basé sur le succès de deux entrepreneures : Claire Blais (une Québécoise travaillant dans un service de traiteur haut de gamme en Montérégie) ainsi que Lin Yue (une Chinoise qui en est à sa sixième école d’entraînement d’anglais, de chinois et de mathématiques).
« Le but, c’est de présenter les deux vies parallèles qui ont été influencées par les mêmes personnes », a-t-elle fait savoir à propos de ce futur opus.
D’ici là, une séance de signature pour son livre China Through My Eyes and My Heart se tiendra à la Tanière Loupiot (56, rue Principale), à Granby, le 10 décembre prochain. Le lieu où elle a écrit cette production littéraire de 213 pages.
