Vente du Centre vocal: une «suite logique» pour Olivier Chagnon
CULTURE. Après être devenu directeur général (DG) adjoint du Palace de Granby en novembre dernier, Olivier Chagnon savait qu’il ne pouvait s’adonner à tous ses emplois. C’est ainsi qu’il a pris une décision chargée d’émotions il y a quelques jours en annonçant vendre le Centre vocal à Océanne Lemay, actuellement coordonnatrice et adjointe à la direction de l’école. Une transition qui prendra effet le 1er juillet prochain.
Fondée en mars 2015 sous le nom École de musique Olivier Chagnon, l’entreprise a d’abord vu le jour dans le sous-sol de la maison familiale du fondateur.
Quelques mois plus tard, l’école s’installe au Collège Mont-Sacré-Cœur de Granby, où elle prend rapidement de l’ampleur avec l’ajout de plusieurs enseignants et de nombreux projets artistiques.
En 2017, l’école déménage au Centre culturel France-Arbour, où elle poursuit son développement.
C’est en 2021 que l’organisation se spécialise entièrement dans l’enseignement du chant en adoptant une nouvelle identité: Centre vocal.
Point tournant
Cette croissance rapide a surpris Olivier Chagnon. Bien qu’il aspirât à une telle chose, ce n’était rien de plus qu’un simple rêve.
Évidemment, la participation à l’émission La Voix a largement contribué à la popularité de l’entreprise, surtout grâce aux participations de la Granbyenne Sydney Lallier (gagnante de la deuxième saison de La Voix Junior) et de l’Abbotsfordienne Maude Brodeur (éliminée lors de la ronde des duels de La Voix 6). Serait-il à la même place dans la vie sans tout cela ?
« Je pense que je serais à la même place. Mon désir de développer [le Centre] était assez fort, même à ce moment-là. Puis, c’est certain que ma présence accrue dans le marché de Granby [événements, spectacles, fête nationale, etc.] a également contribué à ce que l’école se fasse connaître, pas seulement La Voix », a affirmé le jeune père de deux enfants.
L’homme de 29 ans ressent toujours une certaine effervescence acquise durant ces belles années. « Je trouve que dans notre portrait entrepreneurial, en termes d’école de chant, c’est un besoin. Il y a de moins en moins d’écoles de chant à Granby. Je crois que ça prend une structure comme celle installée ici pour la garder [l’effervescence]. »
Passage du flambeau
Sa successeure, Océanne Lemay, s’y connaît bien. Ancienne élève du Centre pendant la pandémie de COVID-19, la femme de 24 ans travaille présentement comme meneuse de claque pour l’Alliance de Montréal. Elle compte garder ce poste.
« Je crois que c’est possible de tout faire. Je suis habituée d’avoir un horaire chargé, mais de plein de belles choses que j’aime et qui sont pertinentes les unes avec les autres. J’enseigne justement des trucs qui ont un lien entre la danse et le chant. C’est plaisant de combiner les deux ensemble », a admis la Rougemontoise d’origine.
Le processus de vente a débuté il y a un an, alors qu’Olivier cherchait à savoir les aspirations d’Océanne dans l’entreprise. Avec les postes de coordonnatrice et adjointe à la direction de l’école, l’aspect de la gestion était déjà bien présent.
« Je sentais qu’elle avait un intérêt de développer des compétences de gestion. Étant mon ancienne élève, cela a facilité la discussion. Elle m’a mentionné qu’elle voulait reprendre le Centre un jour. Je ne suis pas allé voir s’il y avait d’autres possibilités de vendre. Océanne était un choix direct », a confirmé l’ancien adjoint à la programmation au Palace de Granby.
Carte blanche
Voyant une belle « fibre créative », une personne « rigoureuse pleine de professionnalisme » en Océanne, un modèle de copropriété a été envisagé pendant un certain moment. Il lui laissera finalement tout. « Je me suis dit qu’Océanne aurait envie de juste explorer à 100 % sans avoir l’impression d’avoir quelqu’un dans ses pattes. Elle pourra exprimer toute sa créativité », a admis Olivier Chagnon.
Océanne Lemay ne pressera pas les choses. Elle prendra le temps de s’installer avant de penser à quelconque projet pour le futur, demeurant satisfaite de l’état actuel du Centre vocal.
