Mort d’un individu en crise à Granby: aucune accusation contre les policiers

ANALYSE. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’intentera aucune poursuite contre les policiers du Service de police de Granby (SPG) impliqués dans l’intervention ayant causé la mort d’un homme en crise, en février 2025.

«L’analyse de la preuve ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle par les policiers du Service de police de Granby», a statué le DPCP après avoir examiné le rapport produit par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).

Par voie de communiqué, le DPCP soutient avoir rencontré et informé les proches de la victime des motifs de la décision. 

Rappel des faits

Dans l’après-midi du 20 février 2025, deux agents du SPG étaient intervenus sur la rue Simonds Sud, près de la rue Fournier, à la suite d’un appel au 911 pour un homme en crise marchant en plein milieu de la rue. 

Selon le rapport d’enquête du BEI, «l’homme tient un couteau dans sa main. Les policiers lui donnent l’ordre de le lâcher, mais il n’obtempère pas. Lorsqu’il aperçoit le policier qui est à pied marcher vers lui, il se met à courir dans sa direction. Quelques secondes plus tard, le policier qui est à pied fait feu vers l’homme et l’atteint de deux projectiles.»

«Une ambulance est demandée sur les ondes radio. Plusieurs autres policiers arrivent sur les lieux. Des manœuvres de réanimation cardio-respiratoire sont rapidement entamées. L’ambulance la plus proche se trouve à Farnham et en attendant son arrivée, un chef aux opérations qui coordonne les interventions préhospitalières dans le secteur de Granby prend en charge l’homme qui est à ce moment en arrêt respiratoire», ajoute-t-on.

À l’arrivée de l’ambulance, l’individu est alors confié aux paramédics qui le conduisent vers l’hôpital où son décès est constaté.

Une force justifiée

Au terme de son analyse, le DPCP a estimé que l’intervention était légale et se fondait principalement sur le devoir imposé aux policiers d’assurer la sécurité et la vie des personnes.

«Considérant le danger imminent auquel il faisait face, l’arme blanche utilisée par l’homme et le défaut de celui-ci d’obtempérer aux ordres donnés, le policier avait des motifs raisonnables d’estimer que la force appliquée à l’endroit de l’homme était nécessaire pour sa protection contre des lésions corporelles graves ou la mort», a établi le DPCP.