Gaz de schiste: Granby veut avoir son mot à dire

Gaz de schiste: Granby veut avoir son mot à dire

La qualité et la protection de l'eau potable a été abordée

MUNICIPAL. La qualité et la protection de l’eau potable ont été abordées lors de la dernière séance du conseil municipal de Granby. Une citoyenne, Dona Kain, a questionné les élus à propos de la loi 106, qui a été adoptée sous bâillon à l’Assemblée nationale en décembre dernier.

«C’est un sujet très inquiétant à travers la province. Il y a une possibilité que les compagnies de gaz de schiste puissent venir s’implanter chez nous. Il faut bouger pour protéger notre eau potable», a raconté la citoyenne devant les conseillers présents.

De son côté, le maire de Granby, Pascal Bonin a voulu se montrer rassurant.

«Une résolution a été passée récemment par la MRC de la Haute-Yamaska et c’est présentement sur la table à dessin. Ce document va signifier au gouvernement que nous ne sommes pas d’accord avec l’exploitation pétrolière et des gaz de schiste n’importe où et n’importe quand», indiqué l’élu.

Le premier magistrat ajoute que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) estime que le sous-sol des villes doit être géré par elles-mêmes.

«L’ensemble des maires du Québec n’est pas d’accord avec ça. Il y a une différence entre creuser un puits dans le Nord avec aucune population à la ronde et forer un puits à Granby. Les impacts peuvent être pareils. Par contre, ce qui n’est pas normal, c’est qu’une industrie débarque sans avoir à demander à la ville la possibilité de faire du forage», ajoute-t-il.

Selon le maire de Granby, les 87 MRC du Québec vont signer la résolution. Il souligne que ce point devrait figurer à l’ordre du jour du caucus régional de l’Union des municipalités du Québec et qu’il sera débattu.

«On parle de gaz de schiste, mais il pourrait avoir autre chose. Il y a des enjeux différents pour la municipalité, pour le quartier et il y a les enjeux collectifs. Ce n’est pas juste de dire comme compagnie, je vais aller exploiter ce puits-là et quand j’aurai terminé, je laisse tout ça là et ça sera à la municipalité à réparer alors qu’on n’a pas demandé la permission», conclut-il.