Granby: les contrats de moins de 100 000 $ seront octroyés de gré à gré

Granby: les contrats de moins de 100 000 $ seront octroyés de gré à gré

Le maire de Granby, Pascal Bonin.

Crédit photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois)

MUNICIPAL. Rendant sa propre réglementation cohérente au projet de loi 122 octroyant une plus grande latitude et d’autonomie aux municipalités, Granby peut désormais procéder sans appel d’offre à l’adjudication de contrats de 100 000 $ et moins.

Les élus étaient réunis, lundi soir, dans le cadre d’une séance extraordinaire expressément convoquée afin de régler ce point. Selon le maire de Granby, Pascal Bonin, l’ancienne réglementation «servait mal» la municipalité, qui sera désormais en mesure de choisir, pour des projets sous la barre maximale, avec qui elle fera affaire. Cela permettra de conclure une entente avec le meilleur sous-traitant dans son domaine, croit  M. Bonin. «Avant, s’il dépassait 25 000$, j’étais obligé d’aller en appels d’offres et souvent, je ne l’avais pas», vulgarise le premier magistrat.

Des avantages, dit Bonin

Cette nouvelle procédure sera à l’avantage des entreprises locales, défend l’élu. «Ce n’est plus vrai que pour cinq piastres, on va donner des contrats à l’extérieur. On va favoriser les gens d’ici et favoriser l’expertise et la croissance des entreprises d’ici, fait-il valoir. Ça va propulser l’économie et ça va faire en sorte, je pense, que dans certains domaines on va être plus performants».

Le premier magistrat précise que le Service des approvisionnements de Granby a accéléré le pas afin de sa bâtir une liste de soumissionnaires issus de tous les secteurs. Cette liste contient des entreprises de la région auprès desquelles la Ville pourra tendre des perches.

«Ça évite à des entreprises,  aussi, de passer des heures et des heures à monter des devis  et des contrats. On sait que ça devient pénible», fait valoir M. Bonin. Selon ce qui lui a été rapporté,  des entrepreneurs choisissent précisément de ne pas soumissionner sur de plus petits contrats en raison du travail exigé pour présenter une proposition. Le projet de loi 122 a été adopté à l’Assemblée nationale il y a presque un an jour pour jour, c’est-à-dire le 15 juin dernier.

Pas de hasard

Si Granby procède à la modification de ses règles, c’est en prévision du fait qu’elle compte, conjointement avec les villes de Bromont et de Cowansville, mandater une firme indépendante afin que soient évaluées les retombées de l’aéroport de Bromont. «On sait quelle firme on veut. On sait que ça va être à peu près 75 000 $ et on ne veut pas aller en appel d’offres parce qu’on ne veut pas pogner n’importe qui. […]Ce sont les experts», fait valoir Pascal Bonin.

Rappelons que l’entente unissant les trois administrations municipales en ce qui a trait à la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l’Est (RARCE) viendra à échéance en décembre prochain. Le maire de Granby a déjà indiqué sa volonté de renégocier l’accord en fonction de faits réels et non de «promesses en l’air». La facture de l’étude sera séparée entre les trois villes propriétaires du site aéroportuaire; l’une d’elles doit toutefois octroyer officiellement le contrat.

En vertu de cet accord quinquennal, chacune des trois administrations verse annuellement 96 000 $ pour assurer le fonctionnement de l’aéroport Roland-Désourdy, un montant qui n’a pas été indexé depuis de nombreuses années.