Ça bouge aux Jardins du Boisclair
COMMUNAUTÉ. Après la récente implantation d’un nouveau jardin nourricier au parc naturel du Mont, devenu le troisième du genre pour SOS Dépannage-Moisson Granby, l’état de la situation a beaucoup changé dans les derniers mois pour les Jardins du Boisclair. En plus de voir sa production être dédiée à l’organisme, la terre familiale doit s’adapter à une toute nouvelle réalité.
Un texte de Tristan Côté
Une quarantaine d’aliments était cultivée sur cette ferme bromontoise par le passé. Aujourd’hui, seulement cinq: des carottes, des concombres, de la laitue, des betteraves ainsi que des haricots. Du côté des deux autres jardins, ce sont plutôt des plantations d’oignons (au parc naturel du Mont) et de maïs (sur les terrains de Plastiques Nadco) qui sont exploitées.
“Avant, on ne fournissait pas de légumes pour SOS Dépannage-Moisson Granby. Si on le faisait, c’était vraiment très peu. On leur en donnait juste quand on avait des surplus, des invendus, des choses comme ça. […] Ça évitait de les jeter, ont affirmé les maraîchères Nathalie Boisclair et Véronick Boisclair. […] Donc, compte tenu du fait qu’il n’y a jamais eu de production dédiée à l’organisme auparavant, ça signifie que c’est novateur. C’est la première banque alimentaire qui s’est approprié les services d’une ferme au complet, […] à engager des maraîchers pour pouvoir produire pour la fournir [la banque alimentaire]”, ont affirmé les maraîchères Nathalie Boisclair et Véronick Boisclair.
Par cette entente viennent d’autres changements, dont une routine différente et une augmentation du nombre d’employés dans les jardins.
“Ça vient changer beaucoup avec cette diversification d’employés, car ce n’est pas notre main-d’œuvre habituelle des autres années, ont-elles déclaré. […] Les gens que l’on emploie, ils sont notamment sur des programmes d’employabilité, mais il y en a d’autres qui n’ont pas travaillé depuis très longtemps, et ce, pour des raisons X ou Y. On en a aussi pour qui c’est un emploi étudiant. Également, certains sont ici dans le cadre de travaux communautaires. Puis, il y a huit bénévoles qui viennent au moins une fois par semaine, surtout le mardi. Ils partagent leur temps entre les trois jardins.”
La ferme offre également la possibilité aux entreprises de sortir de leur cadre du bureau ou d’une usine pour passer une demi-journée dans les champs à certaines occasions. 23 entreprises ont saisi cette opportunité jusqu’à présent.
“Ils viennent pendant un après-midi avec nous et nous aident à faire du désherbage, de même que de l’entretien. […] Ce qui est plaisant avec ça, c’est que ça leur permet de faire du renforcement d’équipe [team building], donc de voir leurs collègues et leurs patrons de toute sorte de façons différentes, soulignent les deux sœurs. […] En même temps, en faisant une bonne action, c’est une situation gagnante des deux bords. Ça nous donne des bénévoles et ça leur fait prendre l’air, ce qui est bénéfique pour la santé mentale de tous.”
