Des candidats dans Shefford rencontrent les aînés
POLITIQUE. Le premier débat des candidats de la circonscription de Shefford s’est tenu au Carrefour Bingo, lundi dernier. Réservé aux aînés, c’est l’économie qui a pris toute la place parmi les préoccupations de ceux-ci.
Trois des cinq candidats ont répondu présent : James Seale (Parti conservateur du Canada), Andréanne Larouche (Bloc québécois) et Félix Dionne (Parti libéral du Canada). Deux étaient toutefois absents : Nouveau parti démocratique (Patrick Jasmin) et du Parti populaire du Canada (Susanne Lefebvre). Le tout s’est déroulé dans le respect, alors que les prétendants ont rappelé qu’ils étaient “des adversaires, pas des ennemis”.
Ce sont les tarifs douaniers qui ont parti le bal. Les trois aspirants ont eu une position commune sur cet enjeu : diversifier les revenus du pays. M. Dionne a quant à lui ajouté “qu’il faut voir ce qui nous rendrait moins dépendants” des États-Unis. Mme Larouche a plutôt martelé l’importance d’une “diversification des relations diplomatiques”.
Une personne du public a plus tard demandé aux partis présents ce qu’ils feraient pour aider les aînés qui gagnent moins de 35 000 $. M. Seale a proposé d’augmenter les crédits pour la taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisée (TPS/TVH). L’ancien membre des Forces armées canadiennes a également affirmé qu’une immigration “plus haute” contribue à “des coûts de logement qui sont plus élevés”. Andréanne Larouche a mentionné qu’elle bonifierait le supplément de revenu garanti (SRG) auquel les gens de 65 ans et plus ont accès de 10 %. Félix Dionne a déclaré qu’il l’augmenterait plutôt de 5 %, tout en agrandissant la couverture de l’assurance-médicament pour les aînés.
Les questions, qui avaient été fournies à l’avance aux candidats, ont été écrites par certains aînés dans la salle. Réal Foisy, qui est l’un des administrateurs de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), section Granby, a souligné que les enjeux abordés “sont des dossiers que l’on pousse”. Il soutient que l’AQDR veut obtenir “plus de pouvoir de force” dans les décisions prises au niveau fédéral.
L’une des spectatrices, Marie-Lise, croit que tous les aspirants auraient dû être là, car “il est important de rencontrer les gens”. Elle renchérit en stipulant qu’ils n’ont “aucune chance de gagner sans se faire connaître”. (Tristan Côté, stagiaire)
