Des jardins de pluie qui font des petits
ENVIRONNEMENT. Parmi les initiatives mises de l’avant par Action Lac Waterloo (ALW) pour aider le lac à avoir meilleure mine, les jardins de pluie représentent une solution qui inspire d’autres municipalités de la région à imiter ce modèle.
« Waterloo est devenue une ville phare en ce qui concerne les jardins de pluie. Sept autres municipalités de l’Estrie ont reproduit notre modèle au cours des dernières années », déclare fièrement la présidente d’Action Lac Waterloo, Bianca Duceppe.
Pionnière dans la création de jardins de pluie avec ses partenaires, dont Action Lac Waterloo, la Ville de Waterloo a d’ailleurs reçu un prix Reconnaissance en verdissement de la part des Fleurons du Québec pour ce projet, en 2021.
«Waterloo est devenue une ville phare en ce qui concerne les jardins de pluie.»
Bianca Duceppe, présidente d’Action Lac Waterloo
« Lors de son Forum interrégional (qui a eu lieu le 20 mars), le Conseil régional de l’environnement de la Montérégie a utilisé notre expérience comme étude de cas pour permettre aux autres acteurs du milieu de mieux comprendre les jardins de pluie », ajoute Mme Duceppe, qui préside ALW depuis deux ans.
Aussi appelés jardins intelligents, les jardins de pluie sont des aménagements paysagers qui permettent de capter les eaux de ruissellement, ce qui les empêche de se rendre jusqu’au lac et de le polluer avec les nutriments qu’elles véhiculent. On en compte actuellement 18 sur le territoire de la municipalité.
Par ailleurs, la lutte au myriophylle à épis demeure une priorité pour ALW. Des corvées d’envergure ont eu lieu de 2021 à 2024 pour arracher ou neutraliser la plante envahissante qui pollue le lac Waterloo, mais les résultats sont décevants malgré les efforts déployés. « Nous allons évaluer d’autres solutions pour enrayer le myriophylle », affirme celle qui s’est établie à Waterloo il y a huit ans « pour le lac ».
Le Pôle Waterloo-Shefford
« Pour diminuer l’afflux de phosphore dans le lac, il faut intervenir dans tout son bassin versant, pas seulement chez les riverains », déclare la présidente d’Action Lac Waterloo. Voilà pourquoi une table de concertation, nommée le Pôle Waterloo-Shefford, vient d’être mise sur pied, à la fin janvier. Regroupant des représentants d’ALW, des deux municipalités et de la MRC, le Pôle veillera à identifier et implanter des solutions durables pour contrer la pollution du lac et son vieillissement prématuré.
Enthousiasmée par cette nouvelle collaboration qui prend forme, Bianca Duceppe travaille avec ses partenaires à établir les actions qui seront posées cet été. « Nous ferons des annonces à ce sujet au début d’avril», glisse-t-elle.
L’association est d’ailleurs en processus pour embaucher un agent en environnement ce printemps. Le nombre de membres d’Action Lac Waterloo est en hausse depuis les dernières années; on en compte actuellement plus de 150.
