Escapade à la fabrique de bonbons
AFFAIRES. Sept ans après avoir imaginé leur fabrique de bonbons, Marie-Ève Gladu et François Saint-Laurent, passent du rêve à la réalité. Leur entreprise, Ludik Designer Confiseur, jouit dorénavant d’une nouvelle usine récemment construite à l’angle des rues Cowie et Joseph-Armand-Bombardier. Immersion dans l’univers des friandises en compagnie de ces deux entrepreneurs qui ont fait le choix de s’établir à Granby.
De leur premier appartement qui sert de lieu de production pour les débuts de Ludik Designer Confiseur jusqu’à l’ouverture de la manufacture de bonbons de 34 000 pieds carrés de 8,5 M$. Que de chemin parcouru pour le couple Gladu-Saint-Laurent qui soulignera les 20 ans d’existence de la PME, l’an prochain.
Après les plans et le chantier de construction, place à la production à l’usine de friandises. Depuis quelques semaines, les employés du confiseur s’affairent à se familiariser avec leur nouvel environnement de travail comme le journal a pu le constater lors de la visite des lieux.
«C’est excitant. On est rendu-là. On voulait une bâtisse à la hauteur de nos ambitions et ça représente un peu plus où on est rendu dans notre tête», affirme Marie-Ève Gladu, copropriétaire de l’entreprise.
Mais la construction d’un futur site de production et d’entreposage en plus du maintien des activités quotidiennes à l’usine de Saint-Césaire (durant la construction à Granby) ont toutefois demandé une bonne gymnastique. «S’assurer six mois avant (le déménagement) que le bâtiment soit prêt, se préparer en amont pour le transfert de l’usine de Saint-Césaire et de l’entrepôt de Granby (…). Quand on a eu le GO, on est rentré dans une tornade. Ç’a été pire que je pensais même si on parle de bonbons», avoue François Saint-Laurent.
Ce départ 2.0 pour Ludik Designer Confiseur marque aussi la fermeture de la boutique des Galeries de Granby. À partir du jeudi 16 octobre à 17h, le public pourra se rendre à leur nouveau magasin de friandises Kandju aménagé à même l’usine de la rue Joseph-Armand-Bombardier.
Bien-être de tous
Endroit lumineux, aire de travail dégagée, cafétéria spacieuse, bureaux aérés. Le complexe industriel dédié aux confiseries n’a rien d’un milieu de travail drabe. Le bonheur de tous fait partie de la recette des deux entrepreneurs. « Cette usine, on l’a rêvée, on l’a dessinée et redessinée», assure Marie-Ève Gladu.
«Tout ce défi-là qu’on vient de vivre, ç’a été intense pour tout le monde. Il ne fallait surtout pas négliger l’aspect humain. Oui, il y avait les défis opérationnels, mais aussi tout le volet ressources humaines. Nos gens rentrent dans un nouveau bâtiment, ce n’est plus les mêmes bureaux, la cafétéria est ailleurs, le stock n’est plus sur la même tablette. Il a fallu gérer tout ça», raconte M. Saint-Laurent.
Avec ses quatre lignes de production (trois unités automatisées et une unité pour des opérations manuelles), le spécialiste des sucreries est prêt à faire face à la musique et à ses besoins futurs. Et qui dit futur dit agrandissement. La coquille de l’immeuble fut construite en fonction d’y greffer un agrandissement de 45 000 pieds carrés (pour l’entreposage).
Droit devant
La mise en service progressive de l’usine, la croissance de la marque Kandju et du volet levée de fonds et cadeaux corporatifs, le développement de l’emballage collaboratif et les premiers pas à venir du côté des marchés ontariens et américains. La table à dessin du duo Gladu-Saint-Laurent déborde de projets qui laissent présager un futur prometteur pour l’entreprise.
«Plusieurs nous disaient de ne pas faire cette usine, mais on savait que le futur de notre organisation passait par ce bâtiment. Pour devenir un joueur d’impact au Canada dans la confiserie et atteindre ce rêve-là, il fallait s’installer solidement sur un sweet spot», admet François Saint-Laurent. Et c’est à Granby que les deux actionnaires de Ludik Designer Confiseur l’ont trouvé.
