Nouvelle somme record pour le Défi EnBarque
ÉVÉNEMENT. Rien n’arrête les participants de la 12e édition du Défi EnBarque. Pas même un temps de canard. Encore une fois, ils ont ramé avec enthousiasme; ce qui a permis d’établir une nouvelle marque: une somme record de 551 716 $.
Malgré une météo exécrable et un parc Daniel-Johnson détrempé à souhait, le Défi EnBarque de ce samedi 24 mai a largement répondu aux attentes des 64 équipes participantes et des organisateurs. Et pour cause, le party était pris dans les alentours du lac Boivin au moment de notre passage sur les lieux de l’événement.
Et il va s’en dire que l’intensité des pagayeurs a monté d’un cran lorsque le porte-parole du Défi, Jean-Philippe Dion, est monté sur scène vers midi pour scander la rondelette somme amassée cette année.
“Il y a deux ans, 200 000 $ nous faisaient peur, là on est à 500 000 $. C’est énorme”, a avoué Jean-Phillippe Dion tout juste rencontré après le grand dévoilement.
“Moi, ce que je veux vraiment, c’est qu’on puisse se servir de cet argent pour des projets majeurs. Il faut que le CIUSSS et l’hôpital nous aident pour qu’on soit capable de faire enfin un plus grand département de santé mentale afin qu’on arrête d’entendre des histoires de gens qui attendent à l’urgence sur des civières dans des corridors alors qu’ils sont en pleine crise”, a affirmé le porte-parole du Défi EnBarque.
Des propos entièrement partagés par la directrice générale de la Fondation du Centre hospitalier de Granby, Suzanne Surette. “On a des souhaits et des volontés. On sait qu’on a une unité de soins psychiatriques qui a besoin d’être réaménagée et doublée en capacité. C’est dans les cartons (…). Alors c’est certain que ce montant (551 716 $) nous permet de soutenir les programmes mis en place et d’en assurer la pérennité”, a indiqué la DG de la Fondation.
Selon Mme Surette, les quelque 500 000 $ récoltés envoient un signal fort aux décideurs qui vont devoir statuer sur les actions à prendre pour moderniser l’unité de psychiatrie de l’hôpital. “Ce bon montant nous permet d’avoir un effet de levier pour un projet structurant, dont la communauté a besoin. La communauté a parlé haut et fort et elle est vraiment prête à servir de levier.”
Sur un plan plus léger, Suzanne Surette a tenu par ailleurs à rendre hommage aux participants qui ont bravé le froid et la pluie dans la bonne humeur et la joie. “Oui, il pleut, mais c’est le bonheur. Plus de 1200 pagayeurs qui participent au même effort collectif. C’est extraordinaire. On est dans l’eau et dans la bouette, c’est incroyable.”
