Patrick Melchior à la présidence de l’ACFEM
TRANSPORT. Patrick Melchior, maire de Farnham et préfet de la MRC de Brome-Missisquoi, accède à la présidence de l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM). La mairesse de Saint-Jean-sur-Richelieu et préfète de la MRC du Haut-Richelieu, Andrée Bouchard, le remplace par ailleurs à la vice-présidence de cette même organisation.
Les deux maires concernés ont été élus à l’unanimité et assureront une représentativité équitable des régions de l’Estrie et de la Montérégie au conseil d’administration de l’ACFEM.
Melchior prend la relève de Louis Villeneuve, ex-maire de Bromont et nouveau député fédéral de Brome-Missisquoi, à la présidence de cette organisation.
“Comme ancien vice-président de l’ACFEM, je connais bien le dossier du développement ferroviaire régional et j’entends continuer à travailler en étroite collaboration avec les autres parties en présence pour l’amener encore plus loin. (…) On peut penser que le contexte économique actuel pourrait retarder les choses, mais il est important pour nous de maintenir la cadence et de poursuivre la réflexion afin d’être prêts le moment venu”, indique M. Melchior.
Les administrateurs de l’Alliance se réunissent actuellement à intervalles de quatre à six semaines ou selon les besoins.
Mission générale
L’ACFEM a pour mandat de rassembler les autorités compétentes (1) et les partenaires privés (2) afin d’assurer la sécurité des populations vivant le long du corridor Lac-Mégantic-Montréal en modernisant les infrastructures ferroviaires. En plus de sa mission générale, cette organisation souhaite favoriser la fluidité du transport de marchandises et instaurer un service passager moderne et efficace sur toute la longueur du corridor.
Une étude de faisabilité technico-économique, réalisée en 2024 par la firme d’ingénierie EXP, évoque également la possibilité d’aménager des sites à Farnham, Brigham, Bromont et Sherbrooke, et d’implanter un nouveau centre ferroviaire.
Cette étude a été rendue possible grâce à une aide financière de 450 000 $ du ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Investissements requis
Selon la Firme EXP, la réalisation de cet ambitieux projet nécessiterait des investissements de 1,3 G$ étalés sur 25 ans.
Cette initiative permettrait non seulement de sécuriser les infrastructures et les activités du corridor ferroviaire, mais également de réduire les émissions de gaz à effet de serre en misant sur le transport collectif.
La mise en oeuvre du projet contribuerait par ailleurs au développement économique des villes, municipalités et MRC situées en périphérie du corridor ferroviaire en favorisant l’arrivée de nouvelles entreprises.
“Pour l’instant, on regarde toutes les avenues, mais on souhaite surtout ramener le transport de passagers dans la région avec la collaboration des gouvernements et du secteur privé”, précise M. Melchior.
Ce dernier ajoute que la relance du transport de marchandises entre Farnham et Stanbridge Station ne figure plus dans les plans des décideurs. Ce tronçon ferroviaire abandonné par la compagnie Canadien Pacifique Kansas City pourrait plutôt être converti en piste cyclable, voire même s’intégrer au projet de transport actif entre Farnham et Saint-Hyacinthe élaboré conjointement par les MRC des -Maskoutains, de -Rouville et de -Brome-Missisquoi.
Note 1: l’ACFEM travaille en étroite collaboration avec les gouvernements du Québec et du Canada, la MRC de Brome-Missisquoi, la Ville de Sherbrooke et l’ensemble des autres municipalités impliquées dans la réalisation du projet (Lac-Mégantic, Magog, Bromont, Farnham et Saint-Jean-sur-Richelieu).
Note 2: La compagnie ferroviaire Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) fait notamment partie des partenaires privés concernés par le projet.
