Un bilan très positif pour Félix Dionne

POLITIQUE. Félix Dionne a vécu un dernier mois chargé, de son retrait comme conseiller municipal à la Ville de Granby jusqu’à sa campagne pour le Parti libéral du Canada dans la circonscription de Shefford. Une course contre-la-montre qui n’a pas été de tout repos pour le principal intéressé. 

Le candidat a fait part de son bilan de ce marathon de 35 jours aux journalistes convoqués à son bureau, vendredi après-midi. “Je suis fier de ce que j’ai fait et du travail accompli. Il y a une quarantaine de bénévoles qui m’ont aidé et leur aide a été très précieuse, souligne-t-il. J’en suis vraiment reconnaissant. […] Je me suis beaucoup investi en allant souvent sur le terrain, que ce soit en allant aux Galeries de Granby, dans des maisons de retraite, visiter plusieurs organismes, des usines et même en participant à tous les débats. […] Je me suis également rendu dans toutes les municipalités de la circonscription, ce qui m’a permis d’avoir une bien meilleure connaissance du territoire.”

L’ancien ingénieur a également eu droit à plusieurs visites de membres de renom du Parti libéral du Canada (PLC), dont François-Philippe Champagne, Steven Guilbeault et Marie-Claude Bibeau. Le chef du PLC et premier ministre, Mark Carney, est notamment venu faire un tour éclair à Granby. C’est l’équipe de M. Dionne qui a contacté le natif des Territoires du Nord-Ouest pour qu’il lui donne un coup de main, alors que rien n’est joué encore dans Shefford.

“Mark et moi avons parlé de l’importance d’avoir des membres en région au caucus. Il veut avoir le plus gros groupe possible, en même temps d’avoir de la représentation partout”, a expliqué le candidat libéral, tout en admettant que ces nombreuses visites l’ont énormément touché.

Ses priorités

Après avoir largement fait part des promesses nationales de son parti dans les semaines précédentes, il a dévoilé ses priorités régionales : l’itinérance et le logement. C’est ce qu’il a pu observer sur le terrain en écoutant les citoyens de la circonscription au fil de ses rencontres. Il croit que son large éventail d’expérience peut jouer en sa faveur. “J’amène vraiment une perspective différente. Je suis un élu municipal, un entrepreneur et un ancien fonctionnaire. Puis, j’ai la réputation de faire avancer mes dossiers assez rapidement”, affirme le Granbyen d’origine.

Souhaite-il devenir ministre si le Parti libéral du Canada et lui-même l’emportent? Pour l’heure, s’il est élu, Félix Dionne compte avant tout se concentrer sur son travail de député. “C’est sûr que les dossiers d’infrastructures et de logements m’intéresseraient. C’est là que mon expérience en innovation et en propriété intellectuelle pourrait s’avérer bénéfique, a déclaré le libéral. […].

Selon l’agrégateur de sondages Canada338, Félix Dionne ne possède que six points d’avance (41 % contre 35 %) sur la bloquiste Andréanne Larouche, au moment d’écrire ces lignes. “Je ne veux pas réfléchir à ça, c’est vraiment mon état d’esprit. J’ai mené une belle campagne et je veux seulement penser positif. Je vais continuer de tout donner jusqu’à la fin”, concède Félix Dionne. (Tristan Côté, stagiaire)