Un intérêt grandissant pour les cours d’été au Cégep de Granby
ÉDUCATION. Le nombre d’étudiants du Cégep de Granby s’étant inscrit à des cours d’été est en légère augmentation par rapport à 2024, passant de 185 à 191. À ce nombre s’ajoutent 94 élèves qui sont soit en stage intensif, en commandite (autorisation qui permet de suivre un cours dans un autre Cégep) ou ayant une entente avec Cégep à distance, portant le total à 285 étudiants.
Ces 94 étudiants représentent toutefois une baisse après un sommet atteint l’an passé avec 119, mais a doublé sur une période de dix ans.
“Cette hausse notable est en grande partie attribuable à l’implantation des stages intensifs en éducation spécialisée à l’été 2020, augmentant significativement à la session d’été”, a affirmé la directrice des études au Cégep de Granby, Valérie Lefebvre.
Pour ce qui est des cours d’été suivis sur place au Cégep, six sont offerts: trois en littérature, deux en philosophie et un en éducation physique, mais de manière intensive. Ainsi, aucun changement en comparaison avec 2024.
“L’offre des cours d’été est intéressante et répond aux besoins actuels de la population étudiante. Nous ne prévoyons pas d’hausse substantielle, et c’est bien ainsi, car nous avons une certaine limite de capacité, a-t-elle mentionné. Il peut arriver toutefois que l’on ouvre des groupes en mathématique et en anglais, par exemple, selon la demande.”
Selon Mme Lefebvre, la tendance à vouloir faire des cours d’été pour accélérer son parcours collégial se fait sentir une fois de plus cette année. Il y en a encore plusieurs qui se servent de cette saison estivale pour se rattraper et réussir des cours qu’ils ont échoués. Elle constate également que la flexibilité des parcours de formation est un élément favorisant la réussite et, ultimement, la diplomation.
Puis, bonne nouvelle pour les personnes intéressées pour des cours d’été en 2026: les récents efforts budgétaires demandés au réseau ne les affectent pas.
“Ça ne touche pas les cours ou l’enseignement. Les impacts se font plutôt ressentir sur tous les services gravitant autour, notamment les services aux étudiants, où nous avons dû faire des choix déchirants. Pour l’instant, nous nous en sortons somme toute relativement bien si on se compare avec certains cégeps”, a expliqué la directrice des études au Cégep de Granby.
Elle renchérit. “On craignait avoir une baisse des demandes d’admission après cette les annonces ministérielles concernant les étudiantes et les étudiants internationaux du gouvernement. Finalement, on a un nombre très satisfaisant à ce niveau-là.”
Rappelons que 2 200 élèves se sont inscrits pour la session d’automne: 10 % d’entre eux proviennent de l’international, surtout de pays francophones. Dans ce pourcentage, 48 % sont originaire du Cameroun, alors que 12 % sont de France et 9 % de Côte d’Ivoire. Les 31 % restants sont concentrés sur d’autres pays non identifiés dont l’échantillon est mince.
On peut toutefois constater que la situation est bien différente en mesurant les données couvrant 2021 à 2025. Ce sont plutôt 33 % qui provenaient du Cameroun durant cette période. La France a un chiffre plus élevé (23 %). Même chose pour la Côte d’Ivoire (12 %). Le Cégep de Granby n’aura pas besoin d’aller faire des missions de recrutement à l’étranger cette année, les partenariats actuels permettant d’atteindre les cibles d’admissions.
“Ce qui est bien, c’est que plusieurs de ces étudiants prennent la décision de rester à Granby ou les environs après leurs études, donc de s’implanter pour de bon et répondront ainsi aux besoins de main-d’œuvre”, indique Valérie Lefebvre.
