Une autre brochette de promesses électorales pour Julie Bourdon

ÉLECTIONS MUNICIPALES. Rénovation de la centrale d’eau et d’infrastructures routières, ajouts de stationnements au centre-ville et amélioration des communications avec les citoyens sur les chantiers en ville. La mairesse sortante de Granby, Julie Bourdon, a multiplié les promesses et les ambitions lors de son deuxième point de presse sur ses engagements électoraux, en même temps de dévoiler l’un de ses futurs projets qui lui tiendrait à cœur: un lien entre la rue Édouard et le boulevard Industriel.

C’est pour cette raison que la mairesse Bourdon a convoqué les médias près de l’édifice des travaux publics.

En fait, elle souhaite construire un lien temporaire entre ces deux tronçons en raison de la fermeture prochaine du pont Robinson à compter de 2026 pour des rénovations qui dureront plusieurs mois. Celles-ci s’étaleront même sur l’année 2027.

Ce lien temporaire n’est pas un projet coulé dans le béton cependant. Son administration tient présentement des discussions d’analyse avec le ministère des Transports (MTQ). Ce dernier doit être obligatoirement impliqué pour toute potentielle route qui traverserait un cours d’eau.

“Si on est capable que ça devienne un axe permanent, pourquoi pas”, s’est-elle exclamée.

En ce qui concerne la centrale de traitement d’eau, dont sa rénovation de 76 M$ a été précédemment annoncée en mars 2025, elle la qualifie de “plus gros chantier que Granby ait jamais vu”.

“On sait que l’eau est essentielle. On ouvre le robinet, on boit de l’eau, on prend notre douche, on se prend un café. En bref, peu importe, l’eau est utilisée à tous les jours par l’ensemble des citoyens. […] Oui, ça va être un gros investissement, mais c’est nécessaire à long terme”, a déclaré Mme Bourdon.

Une pluie d’argent

Les infrastructures routières bénéficieront elles aussi de sommes importantes. La mairesse sortante compte garder un rythme de 25 M$ à 30 M$ en investissement, similaire aux 104 M$ dépensés en ce sens dans les quatre dernières années.

“Il faut garder ce rythme-là si on veut s’en sortir. Si on ne fait rien, on va avoir un déficit de nos infrastructures qu’on va léguer aux autres générations, puis ça va coûter bien plus cher, donc on se doit de demeurer constant, a-t-elle expliqué. On se doit aussi de respecter nos différents critères qu’on a déjà mis en place au niveau de la désuétude des routes.”

Sur un même ordre d’idées, Mme Bourdon ne lâche pas le morceau avec le centre-ville. Après la construction de nombreux logements sur la rue Principale, elle envisage maintenant la possibilité d’un stationnement à étages. C’est dans le but de venir combler un manque de places de stationnement décrié par certains citoyens. Des études ont été faites le printemps dernier pour évaluer les besoins nécessaires. Conclusion: “il n’en manquait pas nécessairement”. La mairesse sortante veut quand même aller de l’avant dans ce dossier et reste ouverte à une pléthore d’options, dont la location d’espaces de stationnement privé.

“C’est en concordance avec la vision du conseil de vouloir densifier le centre-ville. Avec les nouveaux bâtiments qui s’en viennent [au centre-ville], il faut prévoir le coût à moyen et long terme pour la mise en place de nouvelles espaces [de stationnements]”, a affirmé celle qui vise un deuxième mandat à la gouvernance de Granby.