Une cour plus verte à l’école Sainte-Famille
ENVIRONNEMENT. Les pouces deviennent de plus en plus verts dans les écoles du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC). Après l’école Saint-Jean, celle de Sainte-Famille est officiellement devenue la deuxième participante au projet Sous les pavés sur le territoire du CSSVDC grâce à l’inauguration d’une nouvelle cour végétalisée. Un investissement total de 201 177 $.
C’est le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE) qui a mené l’initiative. La Ville de Granby a aussi pris part au processus avec le CSSVDC.
Sous les pavés a été mis en place par le Centre d’écologie urbaine (CEU) et vise à engager les communautés à adopter des pratiques inspirantes d’adaptation aux changements climatiques, par la déminéralisation à la main d’espaces publics et communautaires.
Huit groupes différents font partie de la somme de 201 177 $. Le ministère de l’Éducation a contribué à près de la moitié de ce montant (100 000 $), tandis que la Ville de Granby a mis 50 000 $ en vertu du premier axe de leur Plan d’adaptation aux changements climatiques 2025-2035, qui a pour objectif de réduire les îlots de chaleur par le verdissement.
Le CSSVDC a injecté quant à lui 5 000 $ et l’école Sainte-Famille a également fait sa part avec 8 575 $.
Les autres investissements ont été effectués par le Grand Défi Pierre Lavoie (11 252 $), le Mouvement Desjardins (5 000 $), le Groupe Richer (6 350 $), de même que 15 000 $ par les organismes Green Communities Canada (GCC) et Trees for Life (TGL). Ces deux derniers ont formé un partenariat dans le cadre d’un projet-pilote pour soutenir des projets d’action climatique menés par la communauté, principalement dans la plantation d’arbres en milieu urbain ainsi que des mini-forêts.
Productivité
Le chantier a débuté en juin dernier avec le retrait de 1 142 mètres carrés d’asphalte. Une première étape où les élèves et le personnel de l’école ont activement participé en collaboration avec l’entreprise Rainville Excavation et Aménagement paysager, qui a réalisé les travaux d’excavation, d’aménagement, d’installation du mobilier et du gazon.
Le type de gazon choisi a été l’Éco-trèfle, l’un des plus écologiques grâce à sa biodiversité. “On a ajouté du trèfle à la pelouse, un fertilisant naturel. C’est un gazon qui demande moins d’eau et d’entretien. Ainsi, pour les élèves, il y a beaucoup d’avantages”, a expliqué le représentant technique chez Groupe Richer, Matthieu Brodeur.
Peu après la rentrée scolaire, les élèves et le personnel ont planté 48 arbres, 35 arbustes et 76 herbacées vivaces ont été plantés. Cela était en concordance avec le plan d’aménagement auquel ils avaient collaboré à créer, sous la supervision de l’entreprise Plantation Évolu-vert.
“Depuis cinq ans, on a eu plusieurs projets de verdissement, puis ça représente 4 000 mètres carrés d’asphalte qui ont été retirés et plus de 1 000 arbres qui ont été plantés en Estrie grâce à ce type d’initiative”, a admis la directrice générale du CREE, Aline Berthe.
“Transformer un espace asphalté en un espace vert, c’est bien plus qu’un geste esthétique: c’est une action concrète pour améliorer la gestion des eaux pluviales et la qualité de l’air, réduire les îlots de chaleur et favoriser la biodiversité”, a souligné la responsable du développement durable et de l’adaptation aux changements climatiques et conseillère municipale à la Ville de Granby, Catherine Baudin.
Engouement pour le plein air
La demande pour ce projet, soumise par les étudiants et les membres du personnel, remonte à l’année scolaire 2023-2024.
“Les jeunes ont souhaité avoir un espace pour bouger, en plus d’avoir des parcours. De l’autre côté, les enseignants ont voulu une classe à l’extérieur, a fait savoir la chargée de projet au CREE, Justine Roy. On a aussi installé des arbustes et des arbres fruitiers, donc les jeunes vont pouvoir manger les petits fruits qui vont être produits.”
Selon elle, les bienfaits sont nombreux, citant notamment l’ombre que procurent les arbres, mais également l’évapotranspiration, c’est-à-dire l’humidité que ceux-ci produisent. Une fois rendus à maturité, ils seront 12 degrés Celsius plus frais en comparaison avec la température ambiante. Tout cela aide donc à réduire la chaleur, à mieux absorber l’eau des sols, à filtrer les polluants, ce qui améliore la qualité de l’air.
D’autres demandes ont été envoyées par certaines écoles de Val-des-Cerfs pour le même type d’initiative. Un projet en ce sens est déjà en cours à l’école de l’Étincelle et verra le jour dans un an.
