Waterloo: la Ville et les citoyens se mobilisent pour la santé du lac

ENVIRONNEMENT. Plus que jamais, la Ville de Waterloo et l’organisme Action Lac Waterloo (ALW) travailleront ensemble cette année pour améliorer la santé du lac. Un plan d’action détaillé a été élaboré, et la récente embauche d’une agente en environnement vient catalyser l’énergie de ceux et celles qui sont prêts à se mouiller pour le lac.

Plusieurs initiatives sont et seront mises de l’avant pour protéger le lac Waterloo et les milieux naturels de la municipalité. Lors d’une conférence de presse annonçant ces actions, le maire Jean-Marie Lachapelle en a évoqué quelques-unes.

“Il y a maintenant 18 jardins de pluie* à Waterloo, et notre objectif est qu’il y en ait 25 d’ici la fin de l’année”, a-t-il déclaré, en rappelant que la Ville rembourse 50 % des coûts d’implantation d’un jardin de pluie (jusqu’à 750 $).

En ce qui concerne la conservation des milieux naturels de Waterloo, M. Lachapelle s’est réjoui de l’aménagement de la Réserve naturelle, qui protège à perpétuité un territoire de 90 acres abritant une abondante biodiversité. Pour en revenir au lac, le maire a également parlé de la station de lavage des bateaux qui a été installée pour contribuer à bloquer la présence d’espèces exotiques envahissantes (EEE) dans le lac.

Une campagne de communication

Par ailleurs, le maire Lachapelle a annoncé que, dès ce printemps, la Ville de Waterloo et Action Lac Waterloo vont lancer une campagne conjointe, Ensemble pour notre lac, afin d’informer et de mobiliser les citoyens face à l’impact du ruissellement du phosphore (et d’autres contaminants) dans le lac.

“Notre lac, il faut s’en occuper ensemble!”, a scandé le magistrat.

Six priorités

Bianca Duceppe est présidente d’Action Lac Waterloo depuis deux ans. Forte de l’appui des gens compétents et engagés qui forment le conseil d’administration d’ALW, et des 150 membres que compte l’organisme, elle fait bouger les choses au bénéfice du lac.

“Chaque lac a sa propre histoire, on ne peut pas les comparer entre eux, et le lac Waterloo a toute une personnalité!”, lance Mme Duceppe pour expliquer qu’on ne doit pas tenter d’appliquer la même recette partout, en ce qui concerne les maux des lacs.

Guidé par ce principe et par les recommandations d’un rapport produit l’automne dernier, ALW a élaboré un plan identifiant six priorités d’action pour aider le lac Waterloo à avoir une meilleure santé. 

1) Embaucher une personne spécialisée. C’est fait! Roxane Hutchings-Baudin est entrée en poste la semaine dernière, comme agente en environnement. Elle coordonnera la réalisation des projets qui s’en viennent, en plus de mener des recherches sur les problématiques du lac.

2) Organiser une campagne d’échantillonnage. Chaque mois, d’avril à novembre, des tests seront faits dans les dix petits cours d’eau (les tributaires) qui alimentent le lac Waterloo, pour vérifier s’ils transportent trop de nutriments nocifs à la santé du lac, et corriger la situation s’il y a lieu.

3) Lancer une campagne de sensibilisation citoyenne, comme le maire Lachapelle l’a annoncé, afin d’informer la population sur les bonnes pratiques à adopter pour avoir un lac en santé. Un autre but étant de susciter la mobilisation sur la question du lac et des milieux naturels de Waterloo.

4) Mieux connaître les enjeux liés à la présence d’espèces exotiques envahissantes (EEE) dans le lac, dont le fameux myriophylle à épis.

5) Travailler en concertation avec tous les partenaires d’Action Lac Waterloo. On y arrive, grâce à la création, au début de l’année, d’une table de concertation regroupant les principaux acteurs de la gestion de l’eau du bassin versant du lac: la Ville de Waterloo, le Canton de Shefford, la MRC de la Haute-Yamaska et l’OBV Yamaska.

6) Diminuer le ruissellement des eaux pluviales dans le lac. Cela est en train de se réaliser, notamment par l’aménagement de jardins de pluie et la séparation des égouts pluviaux et sanitaires.

Pour résumer les initiatives à venir du côté d’Action Lac Waterloo, Bianca Duceppe déclare que “nous réaliserons des actions plus chirurgicales qui auront une grande portée” pour le bienfait du lac.

Une corvée

Une manière concrète de faire sa part pour le lac Waterloo est de participer à l’opération de nettoyage des berges, le samedi 3 mai dès 9 h. Le point de ralliement de cette grande corvée communautaire de nettoyage est la plage municipale. Apportez vos gants et votre bonne humeur. Les sacs sont fournis.

* Pour plus d’information sur les jardins de pluie (aussi appelés jardins intelligents):