Un marché à imaginer

Un marché à imaginer

Le budget 2018 de la Ville de Granby prévoit un investissement de 300 000 $ destiné au marché public.

Crédit photo : (Photo: Tirée de la page Facebook du Marché public de Granby_région)

COMMUNAUTÉ. À la croisée des chemins en raison de la revitalisation à venir au centre-ville, le Marché public Granby_région entame un processus de planification stratégique qui l’amènera à se projeter en 2030. Les Granbyens et citoyens des municipalités des environs sont d’ailleurs conviés à prendre part à l’exercice, à l’occasion d’une consultation publique qui se tiendra le 24 janvier.

L’idée mûrissait depuis l’été dernier au sein du conseil d’administration. Compte tenu des travaux majeurs qui devraient avoir lieu au cours des prochaines années, le Marché, qui demeurera officiellement à la place Johnson, souhaite d’ores et déjà se préparer. «On veut être prêts. Quand on va nous demander comment on voit notre marché public, comment on pourrait être installés, on ne veut pas répondre qu’on ne le sait pas trop», explique son président, Dominic Châtelain. En ce sens, l’organisation espère pouvoir acquérir une vision claire de ce que désire la population et quelle place elle est sera appelée à prendre au sein de la communauté dans le futur. Des objectifs pourront ensuite être définis.

L’événement public du 24 janvier, qui aura lieu dès 18h30 à la Ferme Héritage Miner, sera une occasion de prendre le pouls et de noter les idées de ceux et celles qui rendent possible l’initiative, c’est-à-dire les producteurs  et transformateurs ainsi que les clients qui viennent à leur rencontre. Plusieurs sujets, sans qu’ils ne soient préalablement dictés, seront abordés. «Par exemple, on peut aussi bien parler d’une structure, d’un marché trois saisons, des heures d’ouverture, des jours d’ouverture, de ce qu’on veut retrouver dans notre marché, d’autres produits que l’on pourrait aller chercher et qui sont demandés par la population», énumère le président.

Selon lui, la planification permettra également de continuer d’offrir une expérience unique, afin que les acheteurs continuent d’affluer et soient encore plus nombreux à le faire dans le futur. Il est également nécessaire de se démarquer à une époque où les initiatives du genre tendent à se multiplier. «Les producteurs se font demander de participer dans plusieurs marchés, donc si on veut garder notre offre de produits, il faut aussi faire quelque chose de le fun pour eux. […] On veut garder notre monde», ajoute celui qui est lui-même producteur agricole.

Le cœur d’une ville

S’il est si important de se concerter et de se pencher sur la pérennité du marché, c’est que ce dernier  ne constitue pas qu’un endroit où faire ses emplettes. «Ce que je dis souvent, c’est que c’est le nouveau perron d’église. C’est un lieu de rencontres et d’échanges, qui permet aux clients de parler directement aux producteurs», fait valoir M. Châtelain.

Le Marché, dont la cinquième saison hivernale est en cours, opère aussi depuis dix étés. Ayant fait ses premiers pas avec une douzaine d’étals, il en compte désormais plus de 25. Quelque 1700 clients déambulent de kiosques en kiosques par semaine ; leurs achats totaux s’élèvent en moyenne à plus de 17 000 $ hebdomadairement.
Précisons qu’il est recommandé aux personnes désirant participer à la consultation publique de réserver leur place avant le 18 janvier, soit par téléphone (450-361-6076) ou par courriel (info@marchepublicgranby.ca). Pour plus d’informations, visitez la page Facebook Marché Public de Granby et région.