Les employés de l’éducation membres du SCFP en Ontario ratifient l’entente

La Presse Canadienne
Les employés de l’éducation membres du SCFP en Ontario ratifient l’entente

TORONTO — Le Syndicat canadien de la fonction publique affirme que ses membres du secteur de l’éducation en Ontario ont voté dans une proportion de 73 % pour ratifier l’entente de principe conclue avec le gouvernement.

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario, affilié au SCFP, affirme qu’environ 76 % des 55 000 travailleurs de l’éducation membres du syndicat ont voté la semaine dernière lors du processus de ratification.

Mme Walton avait dit plus tôt qu’elle n’aimait pas cette entente de principe, qui ne comportait pas de garanties de niveau de dotation dans les écoles. Elle a indiqué en conférence de presse lundi matin qu’elle s’attendait à un vote de ratification plus serré que les 73 % enregistrés. 

Le syndicat représente notamment des aides-enseignantes, des éducatrices en garderies, des concierges, des bibliothécaires et des employés administratifs.

Cette ratification met fin à un processus de négociation éclair qui a vu les syndiqués débrayer pendant deux jours, le vendredi 4 et le lundi 7 novembre. Le gouvernement de Doug Ford avait adopté le 3 novembre une loi qui décrétait leurs conditions de travail pour les quatre prochaines années. 

Cette loi spéciale interdisait aussi à ces employés de débrayer, en invoquant de façon «préventive» la disposition de dérogation de la Charte canadienne des droits et libertés, pour empêcher toute contestation juridique puisque le droit de grève est garanti par la Constitution.

Le gouvernement Ford a annoncé le lundi 7 novembre qu’il abrogerait la loi spéciale si les syndiqués rentraient au travail, et les deux parties sont revenues à la table de négociation. Une entente de principe a finalement été conclue le 20 novembre. 

Selon le syndicat, cette entente prévoit une augmentation de 1 $ de l’heure chaque année, ce qui équivaudrait en moyenne à une augmentation d’environ 3,59 % par année. 

Les syndiqués qui n’étaient pas favorables à l’entente étaient préoccupés par le manque de services éducatifs dans les classes, comme le nombre d’aides-enseignants et d’éducatrices de la petite enfance, a déclaré Mme Walton lundi matin.

Les quatre principaux syndicats des enseignants en Ontario sont toujours en négociation avec le gouvernement Ford.

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